Gide rocks

Publié le par Luciiole

Tous les visiteurs récents du blog sont venus pour les citations des nourritures terrestres, semble-t-il. J'avoue de suite, je n'ai pas lu d'autres oeuvres de cet auteur depuis... Enchaînons. 


[edit : Overblog ne veut pas de mes alinéas. C'est facheux, le texte est nettement plus aéré quand je le prépare qu'il ne l'est publié. Du coup je vais ajouter des sauts de lignes.] 


N'hésitez pas à lire aussi Sherman Alexie, qui est dans un genre totalement différent, mais rejoint Gide par le plaisir que l'on prend à lire. Pour ma part, je viens d'emprunter la saga érotico-préhistorique (selon une formule lue avec un sourire dans je ne sais plus quelle autre bouquin) : Les enfants de la Terre, de J.M. Auel. 

 


J'ai déjà lu les premiers volumes de la série, avec enthousiasme, lorsque j'étais au collège. Où avais-je découvert le premier tome ? Aucun souvenir. Peut-être à la bibliothèque, je ne crois pas que quelqu'un me l'ai offert ou conseillé, car lorsque je tombe amoureuse d'un livre, d'une musique, ou autre, je me souviens de la personne grâce à qui cela arrive.

 


En tout les cas, j'avais moi-même conseillé cette lecture à deux amies, à l'époque. Nous avions même créé un Clan à l'image de ceux du livre, nous étions attribué des totems protecteurs et des rôles. J'avais été choisie pour être Mog-Ur, celui qui dialogue avec les esprits et Ursus lui-même dans les jours fastes. Marie était la chef de clan, et Manu la guérisseuse.
Je regrette de n'avoir pas gardé le carnet "secret" (tous les carnets ont quelque chose de secret, non ?) dans lequel nous avions commencé à tenir le journal du clan. Oui, nous étions des enfants préhistoriques sachant écrire. Riez, blancs-becs. Chacune à notre tour prenions le carnet pour écrire cette histoire à plusieurs mains ; Le récit démarrait juste après la disparition de tous les adultes du Clan, nous laissant seuls entre marmaille à devoir survivre. Il ne me souvient pas que nous ayons recherché les adultes, ni que nous ayons eu trop de peine à leur sujet. Mais je peux me tromper, cela fait une quinzaine d'années que le carnet fût abandonné et gardé par l'une des deux autres.

 


Je ne relis pas souvent les livres. Même ceux que j'ai adoré. Exceptions faites des Liaisons dangereuses de Laclos, et de Sa Majesté des Mouches de William Golding. Ceux-là, je ne les ai pas relus non plus beaucoup de fois, d'une part parce qu'il y'en a tellement d'autres à lire, d'autre part parce que je ne m'attache pas à connaître tous les détails par coeur, je reste sur des sensations et des certitudes confortables et réjouissantes. Le Conte de Monte-Cristo est un pur chef-d'oeuvre, je le sais, je l'ai vécu, et je me souviens l'avoir lu après enquête auprès d'amis lycéens : "C'est quoi ton livre préféré ?" Question hautement judicieuse et qui me resservit plusieurs fois par la suite, oralement ou sur le net.
Cependant je n'ai pas encore relu l'aventure d'Edmond Dantès, alors que j'aurai du mal à raconter ne serait-ce que les grandes lignes, l'oubli ayant tout effacé hors le fait que c'est un pur chef d'oeuvre, hors le fait que j'ai été admirative, passionnée, amoureuse en lisant. 


Alors, pourquoi Les enfants de la Terre ? 

 


Je ne sais pas pour vous, mais lorsque la vie laisse traîner des signes flagrants, je les ramasse et les étudie avant de les lui rendre. 
J'étais tranquillement assise au sol devant l'étagère des romans - Auteurs en A - souriant à ceux de ma connaissance, saluant de la tête ceux de mes amis (Oui, je parle des romans), quand je vis les gros tomes de la saga que nous évoquons. Il est vrai que je m'étais dit à quelques reprises depuis le collège qu'il serait sympathique de les relire, sans en avoir l'occasion, sans la créer non plus. 
C'était pour ce matin, dans cette bibliothèque de l'île de la Réunion. Tous les tomes étaient là, pas un qui voguait emprunté dans une maison ou une autre, ce fut l'élément décisif.
A peine un instant pour penser que j'allais peut-être faire une overdose d'Ayla en lisant les 6 gros tomes l'un après l'autre, je repoussais l'argument courageusement et décidais de prendre le risque. Verdict dans quelques semaines. Mais je ne pense pas me lasser au fil des pages, ce sera comme à la bonne époque des RPG (Role playing games, jeux d'aventure à rallonge sur consoles). 

 

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Une autre vraie raison qui m'a fait emprunter la série : C'était du bonheur à lire, et également à vivre avec ces deux amies. Au milieu des aléas, belle cachette imaginaire partagée. 

Pour ceux qui se demandent de quoi parle la saga : Il s'agit de la vie d'Ayla, une jeune enfant recueillie par une tribu à laquelle elle était étrangère. Elle a l'esprit vif et astucieux, ce qui lui causera autant d'ennuis que de joies, mais nous permet de découvrir une infinité de choses sur la vie des premiers hommes. Plus tard les événements la poussent à quitter la tribu et vivre seule un moment avant la rencontre avec Jondalar, un voyageur également, avec qui elle poursuivra ses aventures. 

Je comptais extrapoler dans cet article, comme à mon habitude, à partir de ce petit événement. Dans chaque paragraphe, j'ai de quoi "partir en live" sur des sujets qui me semblent couler de source mais qui ne coulent que dans Ma source. Vous ne saisiriez pas le lien, vous le comprendriez mais aucune connivence spontannée. (Je suis actuellement en train d'extrapoler sur le fait de ne pas extrapoler... I'm a bad girl!) Donc je m'arrête ici. 


Des sourires et des saluts de la tête. 

 

 

Publié dans Tilt's

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