Je sais ce que j'écrirai

Publié le par Luciiole

Un jour, j'écrirai à mes cavaliers. Pas des lettres, un livre. Je n'écrirai pas à de futurs cavaliers, ni à tous les cavaliers, mais aux miens. Oui je suis possessive, et cela parlera de toute façon à d'autres, qu'ils le veuillent ou non, moi je le veux bien.

 

J'écrirai afin qu'ils se rendent compte qu'ils ne sont pas les seuls à se souvenir des gens, que la réciproque est vraie bien que non prouvée trop souvent.

Aussi pour qu'ils prennent conscience de leur importance, celle qui leur est dissimulée pour qu'ils soient plus "faciles à gérer" dans la vie quotidienne.

J'aimerai qu'ils puissent lire de façon directe toute l'affection que j'ai pour eux, et ce voeux que je transporte partout : qu'ils parviennent à sourire la vie - bien "la vie" et non pas "à la vie" - 

 

Si j'avais le pouvoir de rendre l'humanité heureuse, quelques personnes à la fois, je commencerai par eux (On oubliera pour aujourd'hui de réfléchir au danger de courir après le fait d'être heureux). Je ne sais pas ce que j'ai pu apporter à chacun, mais je suis loin de considérer que mon rôle est terminé auprès d'eux. Des liens tressés de pensées et de souvenirs, parfois plus visibles par la magie d'internet, sur lesquels la poussière ne pourra pas se poser. Ils vibrent perpétuellement.

 

Je tiens à sembler toujours forte - je le suis, jouez le jeu - parce que c'est ce qu'il y a de plus facile à faire pour continuer à les aider : servir d'exemple. Cette phrase vous semble prétentieuse ? Elle ne l'est pas, c'est une base de mon métier. Distinguez bien que je parle d'exemple et pas : de L'exemple-A-Suivre.

Cela me pesait, auparavant. Je le considère maintenant comme une chance, et j'aimerai voir plus de monde en faire autant.

 

Oui, j'écrirai à mes cavaliers qu'ils n'ont jamais été SEULEMENT cela, mais caractères, mais possibilités, mais de brillants être humains que je ne me lasse jamais d'admirer. Je parle des enfants, des ados, des adultes et de ceux qui ne veulent se classer dans aucune de ces tranches là.

Ils liront qu'ils sont des Autres que je me vante de connaître, que je suis réellement reconnaissante de connaître, parce qu'ils me rendent la vie tellement plus précieuse. 

 

Ce pourquoi j'espère tellement qu'ils prennent conscience que la leur l'est aussi, pour la bercer de courage et ne pas noyer de grisaille les joies.

Ce sera un livre un peu trop emphasé, comme ça. Mais j'y mettrai quelques scènes marrantes, peut-être des recettes de jeux qui prennent bien.

 

Je noterai les vrais prénoms, parce que je n'ai que du bien à dire, ainsi qu'à penser. Peut-être en viendrai-je à faire semblant de m'excuser de mes impatiences et de mes erreurs, avant de déclarer que je les rejoueraient à l'identique à quelques exceptions près, parce que cela fait partie de l'ambiance.

Ils me manquent. Toutes ces ambiances me manquent, quand ne suis pas à l'ouvrage pour en créer une nouvelle.

Alors je les regarde grandir, évoluer, je grimace de leurs coups au moral et me rassure de leurs enthousiasmes.

 

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Si c'était assez original, je pourrai terminer le bouquin par un : "N'oubliez jamais que je pense à vous jusqu'à toujours." Histoire de ne pas utiliser le verbe aimer, bien qu'il convienne, non pas mieux, mais tout autant.

Publié dans Eux

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