quelques trucs

Publié le par Luciiole

- Mon ordi délire, même avec le nouveau chargeur payé cette semaine avec l'argent de la bouffe de fin de mois. Il est quand même décidément pas assez vieux pour me convaincre de penser à le changer carrément. Je ne peux rien faire ici. Et je ne resterai largement pas assez de temps à Lyon pour le faire réparer, si réparation est possible.
On dirait que je suis coincée, hein ? ^^;


- Mon chat met mes chaussettes propres par terre. Puis joue avec. Mon sol étant souvent recouvert d'une très légère couche de poussière, j'ai bien du mal à les différencier des chaussettes sales que je mets moi-même par terre.

- J'ai passé des années à étudier les différentes situations vécues (boulot, expériences cools, opportunités saisies ou non) comme des situations prêtes à l'emploi. Qui auraient donc pu se passer de moi.
Dans ce jeu là, j'en venais systématiquement à penser également qu'une autre personne plus .... ("plus" pleins de trucs ajustables selon le contexte) que moi en aurait tiré meilleur parti.
Et du coup, chacune de mes chouettes situations était entachée de ça. Une sorte de rogne contre moi-même mais assez pastel pour que je n'en tienne pas compte, juste que je la sache présente.

J'y ai repensé récemment, mais autrement.

La question n'est pas de savoir qui aurait fait mieux que moi, ni méritait plus que moi de vivre ce que j'ai vécu. Pas non plus la peine de me demander sans cesse ce que je pourrai faire de mieux si j'avais un minimum d'ambition et de caractère en plus. Il suffit de ne plus confondre "facile à vivre" (ce que je suis) et "pauvre pomme" (ce que j'associais).

En fait, personne ne pourrait mieux vivre ce que je vis, justement parce que c'est Moi qui le vis.
Le mérite nécessaire est tout entier porté par les efforts et les décisions qui m'ont ammené à le vivre.
Non ça ne s'est pas fait tout seul, la preuve personne d'autre n'est là à ma place.


C'est MOI.






- J'ai décidé que quand j'habiterai en Guadeloupe ou une autre destination assez chatoyante pour que Valérie reprenne subitement contact et veuille s'inviter chez moi, je lui dirai que c'est impossible, parce que je ne l'aime pas.  (Je ne dis pas ça au pif)

- Il y a des gens qui me craignent. Ca m'a surprise la première fois, et même un peu la deuxième j'avoue, et une fois étudiés les sentiments suivant la surprise (la surprise ne laisse pas la place aux sentiments, si ? Les surprises joyeuses, ou les attaques surprises, ça bloque tout, la joie et la peur apparaissent une fois qu'on a digéré, je crois, d'où l'intérêt des attaques surprises, justement.... à creuser) : j'en suis vachement contente ^__^
Je trouve que c'est la classe. Et je pense que malgré la surprise, j'ai organisé inconsciemment les choses pour que ça en arrive là.
Ca, plutôt que l'indifférence.


- Je mangerai volontiers un grand sandwich Subway. C'est même en tête de la liste de choses à faire pendant mon court séjour à Lyon.
A propos de ça, j'ai eu l'astucieuse idée de laisser ma carte bleue en France puisqu'elle ne me sert à rien ici et que je ne la perdrai pas bêtement. MAIS, du coup j'ai 0€ pour aller de Paris à Lyon en arrivant à Noël ^___^ Balèze. Je piquerai un sac à main en débarquant de l'avion, tiens.


- Pendant toute l'année dernière la fenêtre de ma cuisine n'a tenu que par miracle, comme le petit pont de bois de la chanson. Ca me dérangeait pas.
Cette année un gars est venu me la réparer en septembre. Enfin, il est venu dans l'idée de la réparer. Du coup j'ai enlevé la cassée.
Probablement que l'année prochaine la nouvelle monitrice aura de nouveau une fenêtre à la cuisine, moi je pense finir l'année avec un trou dans le mur ^_^ (mais y a des volets)
C'est là où je pourrai relancer, c'est ça que j'aime pas ici, j'ai rien sans relancer les gens, et j'aime déjà pas demander, alors demander plusieurs fois....


- Moi j'aime les chats, parce qu'ils font ce qu'ils veulent.
Y a pas à se demander s'ils sont bien installés, s'ils ça les dérange ou pas de rester dans une pièce, si on les saoule de jeu ou de caresses.
Du coup, on peut s'ajuster à eux sur quelques points mais ne rien changer dans notre comportement, sans s'ajuster ils s'en débrouilleront. Mine de rien, c'est juste le truc parfait ça. Quand des choses changent de façon naturelle, sans argumentation ou menaces...

Quand ils en ont marre, ils se barrent. J'voudrai que les gens soient pareil. C'est quand même vachement plus simple.
En plein dialogue ^^ "Et donc on est partis à Cotonou pour *tac tac tac tac ... bruit de pas s'éloignant*
J'aimerai aussi pouvoir être pareil. Satanées conventions sociales.


- Les gosses, ont leur apprend que c'est mal de mentir, et on les punit même pour ça.  Rien que : "C'est mal de mentir", est paradoxal. Il est vital de savoir mentir, même les animaux le savent.
Puis leur apprendre à dire à la même période bonjour à tout le monde, c'est carrément contradictoire avec le fait de ne pas mentir. La politesse est un tissu de mensonges.

Ce qui ne nous plaît pas du coup dans les mensonges des enfants, ce n'est pas le mensonge en soi, mais d'en être les victimes.
Remise en question du respect, (remise en question qui pourrait se faire dans l'autre sens un peu plus souvent), découverte de la crainte non désirée qu'ils ont de nous et de nos réprimandes, de choses qui nous sont cachées, à nous !!
C'est juste qu'on est pas dans l'alliance, ou bien que d'autres enfants et parents sont impliqués dans l'histoire et que si nous passons outre, eux risquent de taper un scandale.
La seule chose à surveiller ce n'est donc pas l'abus de mensonge mais leur portée et leurs conséquences qui ne seront bien sûr par prises en compte par les petits.
Il faut mentir, mais il faut aussi réfléchir à ce que ça amène.

Ceci dit, pour les petits, tant qu'ils y trouvent un profit, les conséquences fâcheuses pour le reste du monde, c'est vraiment pas dans l'équation ^^ (Pour les Grands, c'est pareil sauf qu'on apprend à faire semblant d'être désolé, ou autre)

- J'ai un genou qui râle quand je le plie. Je pourrai ne pas le plier, mais c'est juste peu pratique pour quelques activités... comme marcher. (Abus de DDR)

- Je hais qu'on me dise "je n'ai pas le temps" ou "pas trop" ou "pas beaucoup". Les nuances importent peu. Je sais que le temps n'est jamais en cause lorsqu'on me le présente comme excuse.
Ce n'est pas du temps qui manque, c'est une place précise dans la liste des priorités de chacun. Il y a les choses qui ont droit à leur petit tiret, et puis dessous, à l'encre invisible "le reste".

Il y a des choses que je demande aux gens, et qui n'arrivent jamais. C'est assez redondant. Du coup je sais que je me place dans "le reste".  Ce n'est pas un soucis d'affection, juste de non-priorité.
Je ne cherche pas gravir les échelons des tirets pour m'y incruster, j'ai juste trop conscience qu'il suffirait qu'on m'y place une fois de temps en temps pour que j'obtienne un signe d'importance. Une traduction, un caillou...
C'est pourquoi je ne demande plus rien aux gens. Juste pour ne pas avoir à contempler une fois de plus l'encre invisible.

- Dernier message destiné aux Moustiques et aux Fourmis.
JE NE VOUS AIME PAS !!

Publié dans Ephémeritudes

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