Satisfactions muettes

Publié le par Luciiole

Très équestre, ces temps ci.

Certains savent peut-être que je n'aime pas spécialement parler. J'ai beau tenter de considérer ça comme un défaut  ou une inclination qui ne serait pas de moi mais de mésaventures lifesques et tacher de m'en corriger avec moult tests plus ou moins réussis (mais marrants), j'en suis plutôt à me dire que Non, c'est juste pas mon truc.

J'aime passionnément d'autres formes de communication.

- Pendant une séance à cheval, cette semaine -
Une sensation ancienne qui resurgit soudain. La pression exercée instinctivement de deux doigts seulement sur une rêne, parce que le moment était dédié à cette pression là. Réponse infîme du cheval par un gain de légèreté sans rien perdre de la tension agréablement constante qui s'était installée entre nos deux attitudes.
Réponse infime donc, mais ressentie comme un gain certain et inatendu.

"oh"

Première fois avec ce cheval (Ehohatsé - Kirikou - Elysou / choisissez), première fois depuis mes déjà lointaines séances avec Chimère, et avec les autres.

Une vieille connaissance, sans laquelle on a bien sûr continué le chemin. Quand on ne peut pas faire avec, on fait sans. Elle se repointe, et amène avec elle l'évidence. C'est ça, la récompense de l'équitation, pour le cavalier. (Pas sûr que Ehohatsé soit aussi enthousiaste que moi)

 Une seconde d'accord spontané au milieu du jeu des négociations perpétuelles, et qui donne ce sentiment de justesse, d'harmonie, et tout le blabla habituel des cavaliers. Mais ça existe.
Grand Corps Malade parle de "toucher l'instant". D'autres emploient d'autres mots. Moi j'aime bien sa formule. 

C'est ça, et c'est la conscience de l'importance de l'infime dosage. Qui me ravit.

Tout comme pendant le duel avec Athos, quand il faut lui bloquer toute possibilité d'escapade en tenant compte des possibilités de demi-tours éclairs.
Alors qu'un appui sur la jambe gauche est nécessaire pour le décourager de démarrer de ce côté là, si cet appui s'avère trop pesant il réagira en virant vers la droite.
Alors qu'il n'est du coup pas partit à droite non plus.

Tout est là. Je suis amoureuse de tout ça. J'en pleure de joie.


Je sais qu'elle apparaît aussi entre les gens, cette sensation. Lucky ceux qui la voient souvent et qui de fait sont heureux en société ou avec une personne. Mes exemples personnels remontent à bien trop loin et ont été bien trop rabachés pour servir ici.

Publié dans Tilt's

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