"Tu as la bougie et des allumettes dans ta chambre ?" Bénin Ep2

Publié le par Luciiole

 

Dimanche 4 Septembre :

 

Levée tôt donc mais dynamiquement pour la balade sur la plage (pas comme si j'y pensais depuis que ça avait été évoqué dans un mail, cette plage toute proche du club ! )

 

Nous partons à 3, Andalou sera donc le premier cheval que je monterai ici. Il chante dans la rue, il semble que Black(Beauty) lui fasse de l'effet, malgré ses attributs masculins... Rien de pire, on traverse donc quelques trottoirs et une route avant d'arriver à la fameuse plage, où des tas de gens se montrent aussi sportifs que nous.

 

Entraînements de foot, de gym, il y a d'étranges énergumènes qui remontent la plage tout à reculons aussi... "Jango !" (Jango étant un personnage de manga : One Piece qui a la particularité de marcher souvent à reculons également. Détail qui a son importance, ... ou pas)

En tout cas, une fois dépassé les groupes sportifs, il y a largement la place pour marcher, trotter et galoper sur de grandes longueurs de sable. ^_^

Avec les bateaux et pirogues de pêche visibles au loin dans les vagues, on va patauger aussi un peu dans les traînes de vagues (pas dans les vagues elles-mêmes qui sont pas mal impressionnantes)

 

"On peut faire un dernier galop ?

- Le mien est déjà fatigué par l'aller, je crois...

- Pas grave, tu restes au pas

- Ok... Ah ?! Alors il n'est pas si fatigué finalement !"

Fis-je en laissant partir Andalou aux trousses de Spot.

 

Après la douche des chevaux, retour à la maison, on va faire un tour du quartier en voiture "pour te repérer" ... ha ha. Je précise qu'il n'en faudra pas qu'un, vu mes instincts défaillants de repérage.

Donc je me contente de penser : "Ah, ce coin faudra que je le retrouve un jour. Tiens, lui aussi là" en jouant les "Ah oui, on est sur la voix parallèle à tout à l'heure, j'allais le dire !"

 

N'empêche, c'est chouette, le quartier, les quartiers par lesquels on passe. La circulation est envahie par les petites motos, la moitié sont des Zemijans : taxi-moto, pour 200F on peut aller de la maison au club et inversement. Ah ok, mais... ça reste des motos O_o

 

(J'aurai une autre occasion de lancer une petite phrase louche à propos des motos, il faut juste noter que je n'ai pas conduit d'engin à moteur et à deux roues depuis 15 ans, depuis que je l'ai testé et me suis mangé un pare-brise, en fait... mauvais souvenir : Je ne suis donc pas du tout fan de ce genre de trucs)

 

Bref, pas pressée de monter dessus. Et puisqu'on en parle, non, ce n'est pas certain du tout que je tienne tant à faire réparer et utiliser la petite moto que le club pourrait mettre à ma disposition >_<

 

Je sors Lina une fois en laisse pour voir les autres animaux de la maison, le chien ne semble pas poser trop de problèmes (vraiment sympa) par contre l'un des deux chats tient à marquer que c'est lui qui a le contrôle ici, et ça feule et ça hurle pas mal pendant un moment. 

Du coup la stratégie principale après le "laissons les se débrouiller" sera "S'ils s'évitent c'est pas mal aussi"

 

Donc je laisse Lina sortir dans le jardin de derrière comme elle veut, elle s'éclate à se rouler dans le sable et à tester tous les arbres, tente de jouer avec les tortues aussi mais c'est moyennement réactif.

 

Le soir, sortie avec Simone, une autre jeune femme qui a une chambre chez Karola.

On va sur la place qui sert de parking le jour, et qui se couvre de tables et de monde le soir, point de rencontre des jeunes partant en boite, entre autre. Chouette moment, qui s'éternise pas mal à la fin parce que la serveuse ne veut absolument pas nous rendre la monnaie... Elle n'a pas de pièces, nous non plus, "qu'est-ce-qu'on fait maintenant ?"

Elle dit tenter d'aller régler le problème mais on la voit surtout nous éviter pas mal et continuer de servir d'autres clients qui eux doivent lui avoir donné bien plus de pièces qu'il ne nous en faut...

 

Au bout d'une petite demi-heure, on se lève et on va vers le bâtiment où le patron écoute la radio et où notre miss revient, bien obligée au bout d'un moment. Elle nous fait de nouveau signe qu'elle arrive, et s'en suit une discussion houleuse avec le patron que j'écoute d'une oreille.

En fait c'est lui qui ne veut pas leur laisser de pièces, dans l'idée, soit on laisse tomber et on part sans notre monnaie ou gentiment pour arranger, on commande autre chose... Nous sommes les deux Yovo (au fait Yovo = toubab = blancs) du genre super chiantes qui ne faisont ni l'un ni l'autre, et après un plaidoyer bien énervé contre nous, la serveuse reçoit ses quelques pièces qu'elle nous donne sans marmonner de malédiction, ce qui m'étonne pas mal (mais sans sourire non plus).

 

Conclusion : A Cotonou, la monnaie, c'est la vie. Les Zemijans non plus n'en ont pas souvent, donc il faut repérer les moyens de s'en faire et surtout, la gérer précieusement.

Sur le retour, deux jeunes nous escortent depuis leur moto bien qu'on leur assure de pas mal de manière différentes que ça va aller, merci. Comme ils ne nous lachent pas, on entre dans la cour de la famille béninoise de Simone, juste pour attendre derrière le portail qu'ils passent leur route, ce qu'ils font heureusement assez vite.

 

Le sommeil qui nous escortait lui aussi depuis un bon moment m'endors d'un coup en retrouvant le lit.

 

 


 

Lundi 5 Septembre

 

Je commence à faire du rangement et du fouinage dans la sellerie et dans mon bureau, j'ai sur quelques feuilles imprimées un état des lieux de la cavalerie, pour le reste il faudra découvrir et demander.

 

Réunion du comité équestre le soir, et on a demandé aux cavaliers de venir se présenter et s'inscrire... Je n'en vois vraiment pas beaucoup, et tout le monde évoque le grand nombre de ceux qui ont quitté le Bénin l'année dernière, youhé.

Le club des Nations est un complexe de loisir, il y a le bureau central qui ... centralise, et des comités pour chaque activité. Le comité équestre entre autre, auquel je dois me référer.

 

Pendant ce temps je vais voir une des cavalières qui me dit que le cheval qu'elle a en pension l'embarque quand elle essaie de le sortir du box... Je rentre dans le box, sors avec en plusieurs temps pour voir, marche un peu, rentre dans le box, pas de soucis particulier il semble.

Je demande à la cavalière de le faire de la même façon, et effectivement, d'un coup Timon (car tel est son nom) la bouscule et se sauve dans les cours.

"Ah, ok."

 

On récupère la bestiole, (si jamais certains s'offusquent, c'est affectif, bestiole, hein...) qui se met deux ou trois fois joliement debout devant le palefrenier qui a récupéré la longe.

"Ah ok, ça aussi..."

 

Je le reprends une fois redescendu sur terre, et le fais bouger un peu, avant arrière, en lui demandant de garder ses distances, ce qu'il fait plutôt bien, et finit par se concentrer un peu sur moi. Un peu trop, même, puisque pendant que je fais un arrêt sans le regarder pour tester, j'ai le temps de voir juste une ombre un peu trop haute derrière moi avant de me retrouver par terre et un cheval agité au-dessus, qui ne semble pas vouloir bouger de là, en plus.

Donc heureusement qu'un palefrenier l'y oblige, je me relève sans avoir laché la longe, carrément ensablée et réfléchissant assez vite à la suite des manoeuvres... Bien sûr tout le monde vient voir si ça va, je rassure, non, je n'ai rien, ... (mais c'est un sacré coup de bol), tout va bien dans l'idée.

Je reprends les exercices avec Timon tout de suite, par contre plus de mouvements en le lachant des yeux...Et reste sur du semblant de respect, sans être dupe... Ce sera à reprendre.

 

Soirée tranquille ensuite après avoir transformé la douche en plage.

 

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Publié dans Epopée de Gnomul

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