Rêve d'être sans ombre
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Parfois je brode
Souvent je profite juste
Des sensations que j'en garde
Instantannés colorés.
Quand j'y réfléchis un rien,
Heureusement que mes sourires ne s'usent pas,
Ni ne se lassent d'apparaîtrent toujours aux même évocations
Les larmes fines ont beau les suivre parfois
Je les aime, je les aime.
Ca peut être faux, naïvement glacé
C'est peut-être pesant, irritant, corde rèche
Dont j'ai pris une sacrée habitude, dont je ne me passe plus.
Et les choses partent chacunes leur tour,
En lambeaux, en disparitions
Je reste. Et les sourires restent.
Et il semble audacieux de croire vivre mieux, depuis.
Sans conviction je mène mes nuages paître
Dans le courant des fleuves
Et parfois je me dis
Qu'il a aimé juste pour voir ce que ça faisait
Que dans ce cas là nous fûmes deux
Empirisme sublime.
Heureusement, je sais que ce n'est pas ça
Et que la vie se charge d'être bien plus futile encore
Et je me hâte de penser sans trève,
A la lumière dont le monde s'est paré
Et que mes yeux dissimulent sous les ombres