Moué

Publié le par Luciiole

.................Je savais bien que quelqu'un l'avait déjà écrit. Quand je m'en aperçois, il n'est pas rare que j'arrête de penser, de réfléchir plutôt, et que j'aille à la recherche de ce qui a déjà été réfléchi. J'aime bien me souvenir rapidement de l'origine de cette vague sensation de déjà-vu. Mais ça peut-être marrant aussi, de partir juste d'un mot, et d'échos de mots, pour retrouver quelque chose.

Pourquoi l'euphorie paraît-elle si trafiquée ?
Euphorie : "
Sentiment de bien-être, d'épanouissement physique, spirituel."
Même avant de trouver des preuves ou des raisons, j'ai toujours cette sensation irritante de triche. Ben oui. Je n'ai pas le pouvoir d'être "euphorique" en ayant le temps d'y penser. Heureusement que bien souvent je me contente de le savoir sans y réfléchir. Et d'en profiter sans en attendre grand chose d'autre.

Jamais vous ne saurez ce que je sais. Même en essayant d'attraper le maximum des idées qui courent se planquer quand j'essaie de les écrire, je ne parviendrai pas à être claire. Le fait est que je n'essaie même pas. Qu'elles aillent donc se cacher, bande de lâches, jamais aussi lâches que moi.

..................Ce qui me fait peur, juste maintenant, c'est que l'année prochaine tu ne sera plus là. Et avec qui j'irai au resto ou en concert, moi ? Surtout, à qui je parlerai ? Ah, je sais, j'irai dire à Val' que finalement je veux bien être son amie. Comme ça j'irai emmener ses chevaux brouter, pleine de joie. Pff. Sincèrement, je sais que je vais publier ça, mais t'as pas intérêt à t'en occuper plus qu'il ne le faut, hein. Genre, t'as le droit de le faire en en riant, même pour de faux. Comme pour le reste. De toute façon ça ira. Ils l'ont dit, puis vous l'avez tous dit. Et moi aussi, je le sais.
Et même si ça n'allait pas autant, ça aura valu le coup quand même. Parce que comme ça, j'aurai pu retourner une fois de plus dans mon resto. D'abord.
T'es pas encore partie, et on va voir les Cowboys Fringuants. Tu me manques pas encore, parce que c'est pas mon genre de subir le malheur deux fois. Mais tu vas grandement me manquer. (Un peu plus, même)
J'ai quand même bien hâte d'aller squatter là-bas, assise sur un gros pouf rouge. =)

//

//

...............C'était même pas pour ça, la citation retrouvée. Elle n'a rien à voir avec ce que je viens d'écrire, du coup. Mais comme finalement c'est ce qui vient d'être écrit l'essentiel, ce n'est pas grave. Il n'y a qu'en tapant, en dessinant ou en glissant sur le papier que je retrouve l'essentiel, souvent. Une des idées que j'avais, celle du début d'article, c'est en pensant à mes autres "amis". (Pas vous, pour les guillemets, hein... pas pour l'instant)
J'en étais restée à : Etre tout ou rien, ce n'est quand même pas pareil. N'être plus rien après avoir été beaucoup, c'est encore moins cool. Même quand on a jamais été tout. (Il l'avait dit, mais puisqu'il a arrêté de le croire, c'est comme s'il ne l'avait jamais pensé.)

Et c'est ça qu'un autre a dit : Mais n'être plus rien après tant, c'est pas juste.

(Goldman, en fait. Dans 'Quand tu danses') 'Juste', c'est moche, et en plus on s'en fiche. Et là je pense à une autre chanson où elle l'a dit aussi. (Pas Goldman, donc. Lynda Lemay)
 C'est seulement un bon réservoir de sales pensées quand on a soudain envie de saboter l'euphorie.

Ce qui est quand même bien, c'est que me noyer dans les sales pensées me semble aussi de la triche. Du coup je ne le fais pas non plus.
Genre, ne pas me laisser convaincre par celle qui dit que quoi qu'il se passe, c'est la certitude de me retrouver toujours au même point qui restera. Comme si tout ce que j'aurai fait et ressenti pesait moins lourd que mes plumes. C'est faux.

Sur ce, après avoir tenté d'expliquer au moustique qui s'amuse contre la fenêtre depuis 1 heure que si je le fais rentrer il finira tôt ou tard par être écrasé, m'en vais voir la Tchoum et attendre la Nouch'.

Publicité

Publié dans Ephémeritudes

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
L
Tu vas me manquer aussi. Beaucoup.
Répondre