Mphffh (essayez de trouver un titre 'accrocheur')
Y m'faudrait des bras.
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Quand j'y pense, je sais qu'il leur faudra des tonnes de ptits trucs pas évidents à trouver partout. D'abord qu'ils soient bien accompagnés. C'est déjà tout un programme. Non, parce que des bras tous seuls, ça peut être classe, mais vaut quand même mieux quelqu'un qui sache en faire bon usage.
Comment on fait pour croire qu'il en existe encore des parfaits pour nous, quand on a croisé les parfaits et qu'ils sont devenus fantômes ?
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De toute façon ce n'est pas possible. Parce que j'en demande trop à personne en particulier, je n'ai jamais su et ne saurait jamais demander quoi que ce soit de ce genre là, parce que les miracles ne se produisent sûrement jamais deux fois et que j'en ai fichu un en l'air. Et puis je n'ai rien à donner, je ne veux pas cueillir les fleurs dans la poussière, elles profitent peut-être de leur vie quand même. Il est arrivé que je crois suffire telle que je suis. Même d'avoir un minimum de cohérence, dans mes errances. Ca n'a pas duré.
Je n'ai que la consistance qu'on me permet d'avoir. Il arrive rarement que je n'en ai aucune... "Je suis sans profondeur, à peine l'effet d'une cause" Je ne cherche pas de roc géant doté de supers-pouvoirs qui résoudrait la question de ma place ici. J'espère que tu le trouvera quand même, Gone, quel qu'il soit. Je me contente de sauter de rocher en rocher, et merci encore à vous. Il y en a une qui ne se rendra jamais compte de l'appui qu'elle m'offre, comme tous les autres à qui j'ai eu la chance de m'attacher. Je crois que je ne peux rien pour personne. Ecouter, de temps en temps, mais il y a toujours des mieux que moi pour résoudre les problèmes. Et tant mieux. Et tant pis.
Je n'ai jamais rien de nouveau à raconter. Rien d'extraordinaire. J'aimerai bien, pourtant. "Quoi de neuf ?" Rien, rien. Des sourires, ma vie, le ciel, des mots. Rien que je puisse proposer qui montre que je bouge, que j'essaie de nager. Il n'y a que par rapport aux gens, que ça me gêne parfois. Pas par rapport à tous, bien sûr. Moi ça me va, de me laisser filer. Il y a toujours un courant quelconque. J'aime bien suivre le courant. Puis ça laisse le temps de voir. Mais ce n'est pas l'idée générale. Ni d'être satisfaite de son sort... De toute façon c'est ch'tant pis, j'ai essayé un peu mais je peux pas changer ça. Continuez à vous désoler de moi, vous le faites largement assez pour que je m'en dispense.
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Y m'faudrait des bras qui sauraient tout ça et qui resteraient quand même. Des bras qui sachent écrire, rêver et avoir des tas de projets en laissant le soin aux courants de choisir lesquels ils pourraient concrétiser. Ou bien plus volontaires peut-être mais prêts à faire des pauses sur la berge pour m'attendre. De toute façon, il faudrait qu'ils s'inventent des raisons de le faire, ou qu'ils en trouvent et ça... Je ne vois vraiment pas comment.
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