Jeudi 19 janvier 2012 4 19 /01 /Jan /2012 08:33

Ecrire pour situer les lecteurs qui tiendraient à l'être :

 

J'étais invitée à un genre de rassemblement amico-familial, je ne sais pas par qui organisé. Il y avait surtout des inconns, et au départ je ne voyais que deux miss installées dans la même pièce que moi, jamais vues avant. Tout à leur rôle de témoins complaisants donc.

Je suis assise devant un ordinateur, je ne sais pas ce que j'y fais et franchement, on s'en fout. Le fait est qu'un gars vient s'asseoir avec moi, sur mes genoux. Et que c'est Keï.

 

Ecrire à la recherche de détails :

 

Il est possible qu'au début, ce ne fut pas Keï. Mais j'ai développé un talent assez particulier pour faire savoir à mes rêves quand il est temps pour l'un des personnages de devenir Keï.

Et il est possible que la première fois, il se soit assis juste à coté, pas directement sur mes genoux, mais je n'en ai pas de vrai souvenir.

 

ça semblait évident, comme au temps où beaucoup de choses semblaient évidentes. Les filles assises un peu plus loin observaient le manège du coin de l'oeil, faisant quelques remarques à voix basses, mais plutôt niaiseuses que méchantes, donc agréables à saisir.

A un moment, l'une des deux m'offre un secret, inaudible jusqu'à ce que je le répète plus fort en riant :

"La chaise est en train de casser !"

 

Riant un peu de la futilité du secret, et surtout de l'aise éprouvée à montrer comme il n'est pas question de secrets pour lui;

Me voilà partie à la recherche d'une chaise aussi confortable car, comme je le découvre, elle était Bien ma chaise. C'est là que je passe dans la salle d'à côté et découvre tout plein de gens, dans lesquels je ne cherche pas vraiment qui je connais. Malheureusement, aucune autre chaise ne veut ressembler à ma cassée...

Dépitée je retourne au point de départ, remarque que celle dans laquelle Keï s'est installé entre temps n'a pas l'air mal non plus, et en vois une pareille pas loin.

M'y voilà installée, à côté de lui bien sûr, me faisant un cocon avec une couette trouvée opportunément.

 

Ça fait vraiment longtemps qu'il n'était pas venu dans mes rêves, et bien plus longtemps encore que dans ce rêve où il est, je ne m'inquiète pas de le perdre. Il est là. Il ne va nulle part. 

Probablement parce que je ne suis plus en train de vivre stratégiquement dévouée à mon attente. Ne voulant pas être accusés d'assistance aux immortels faux-espoirs mes précédents rêves me laissaient le voir mais n'oubliaient jamais de grincer de cette distance qui existait dans la vie éveillée.

Mais cette fois, j'ai pu ne pas y penser du tout (je me rattrape maintenant, bien sûr, mais ça ne compte en rien), être complètement insouciamment heureuse de l'avoir à mes côtés.

 

J'écris pour ne pas oublier que je peux ressentir

 

La joie, c'est ça.

 

Et non, tous les échecs à me trouver aussi bien rêvant que veillant ne prouvent pas que ce qui est perdu ne peut plus se retrouver.

(Je ne parle pas de retrouver Lui, bien sûr. Mais la sensation)

 

Mes mains et mes pensées qui grimacent d'avoir joué de mauvais jeux pour voir, seront neuves quand elles le voudront, quand la joie réapparaitra. Peuvent étinceller.

Par Luciiole - Publié dans : Tilt's
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Dimanche 20 novembre 2011 7 20 /11 /Nov /2011 19:15

Les dimanches en groupe, devoir revoir les habitudes du maréchal ferrant qui travaille avec le club depuis tellement plus longtemps que moi, parler des évènements sans que ça ne change rien à la façon dont ils se sont produits, chercher toujours l'amélioration - aussi salutaire que cela puisse paraître, je n'aime pas franchement non plus.

 

Je dois défendre régulièrement face aux gens le fait de me contenter autant de ce que j'ai, de ne pas courir après ce qu'ils ont eux... Ce qu'ils présentent comme indispensable, normal, quasiment vital.

Une fois que j'ai fini de parler un peu et de me taire un peu plus pour leur dire que vraiment, je peux faire sans, ils gardent dans les yeux une dose de scepticisme, m'attribuent souvent ma fameuse circonstance atténuante : "Mais c'est vrai que tu es seule, c'est plus facile"

 

Et oui.

Poum Poum Pidoum.

 

"Il ne faut pas marcher dans la rue comme ça, il faut prendre un zem !" me dit un des mécanos de la rue. Et effectivement, à part les vendeurs de balais, de lunettes, de ceintures, de prises, et autres, je ne croise personne qui marche juste pour aller d'un point à un autre, par là où je passe...

Je n'habite qu'à 15 minutes de mon boulot, à pied donc. Tout du long j'ai maintenant les gens installés dans leurs guitounes qui me reconnaissent, me souhaitent bon retour le soir quand je les retrouve au même endroit en passant. (On oubliera l'abruti de gardien volontairement).

J'aime bien ne plus me retrouver rouge et transpirant beaucoup arrivée à destination maintenant, comme c'était le cas au début. Je ne dis pas que je ne serai pas contente de récupérer un moyen de transport.

 

Je n'aime pas non plus, redemander des choses aux gens. Pour moi, s'ils ne l'ont pas fait à la première demande, c'est qu'ils n'ont pas envie ou pas assez d'intérêt à s'en rappeler. Tant pis. Du coup, j'aime bien faire les choses moi-même, mais pas PLEINS de choses, puisque... j'aime pas me compliquer la vie ^^

 

Je pense parfois que j'ai raté pleins d'opportunités fun "à cause" de ça.

Mais j'accorde assez de prix à celles que j'ai effectivement vécues que ça ne me dérange point du tout, sans mentir. Quand même, j'ai volé (dans les airs...), croisé des tonnes de bestioles, je suis en Afrique avec mon chat, je connais pleins de gens parfaits, tout ça !

 

Bref.

Le fond de l'article, c'est que je me contenterai bien d'un boulot qui se composerait uniquement de : m'occuper des chevaux, m'occuper des cavaliers, proposer des activités marrantes.

 

Gérer un club, oulà... je disais "ça ne m'intéresse pas du tout pour l'instant" il y a quelques années. Maintenant on peut ôter le "pour l'instant" ^^

 

Alors bon, ce n'est toujours pas le cas, mais là déjà je suis au centre de bien plus de discours et d'attentions que je le souhaiterai.

 

Rester au dessus oui, et de toute façon dans mon cartons d'emballage j'ai avec moi le calme et l'habitude de relativiser assez.

Il n'empêche, toutes les autres années je pouvais observer de côté et sourire quand je le voulais des gens et de leurs appétits, de tous les faux discours volontaires ou inconscients qu'ils tiennent à longueur de temps et des idées pas mal engluées qu'ils critiquent chez les autres en excusant les leurs.

 

Maintenant c'est à moi d'empoigner mon sabre pour des duels quotidiens, sabre magique qui n'attaque qu'à coup de formules encore plus neutres qu'elles n'y paraissent.

Oui - Non, c'est vrai - Je comprends bien - C'est vrai que ça devait pas être terrible... - Oui il à l'air sympa.

 

Je me souviens d'un exercice de communication justement, où l'on jouait le rôle d'un client fâché et d'un moniteur...

Pendant notre formation de moniteurs, donc. L'exercice était proposé par Xavier, un gars vraiment cool et connaissant bien le milieu sportif, mais pas les clubs en particuliers.

La fille qui jouait le rôle de l'enseignante, après avoir laissé crier un peu le client et louvoyé, s'arrangeait pour un compromis.

 

Xavier était surpris qu'on soit tous d'accord avec ça, plutôt que de rester solide face au client et de l'envoyer bouler en quelque sorte. "C'est vous les professionnels ! Vous faites votre travail, il n'y connaît rien, il ne faut pas vous laisser démonter ou même céder comme ça" Devant notre réponse unanime, il a fini par dire qu'effectivement, c'était peut-être particulier dans les centres équestres. ^^

 

J'ai l'impression de changer de couleur selon les différentes personnes auxquelles je parle, pour le travail.

 

Pas par nuances, non, d'un coup.

Genre le matin, du vert pomme avec quelqu'un, puis gris brillant (ouais, j'invente alors j'ai le droit d'inventer des couleurs bizarres !) avec une autre au téléphone, et le soir même me retrouver toute bleue avec une dernière (pour la journée).

 

Le tout bien sûr en parlant des mêmes événements ou situations, avec des interprétations bien opposées selon la couleur.

 

Pas de nuances, parce que je ne tiens pas à ce que les autres couleurs sachent exactement ce que m'ont dit leurs adversaires.

Normalement, je devrai récupérer et garder une couleur à moi, non ? Oui... Mais pour l'instant je n'y parviens pas.

Et c'est épuisant.

(Enfin, je suppose que j'en ai une, mais je ne la perçoit pas du tout)

 

Pas seulement au moment où je suis dans ces dialogues, mais aussi dans les moments "de paix", parce que je repense aux derniers en essayant de mesurer ce qu'ils impliquent et dans quelle mesure je pourrai continuer à contenter ces visions toutes distinctes.

 

Alors ouais, heureusement qu'il y a ces moments où je suis plongée dans l’œil d'un cheval qui tourne en longe et qui m'offre une concentration silencieuse.

 

"Tranquille la vie!" m'a-t-on dit parce que jeudi après midi je n'avais que deux reprises, de 19h à 21h.

Certes...

Un petit sourire de connivence pour dire que oui, c'est vrai, j'étais la plus vernie des filles avec des horaires si cools, je n'ai rien répondu.

 

Je ne cherche jamais à reprendre les gens qui trouvent que mon boulot est tranquille.

Parce qu'il ne l'est pas, mais génial, si.

 

Alors je ne tiens pas à m'en plaindre en quoi que ce soit.

 

 

Je ne suis pas assez vindicative, ambitieuse, dynamique, extravertie, bavarde, décidée à conquérir mon bout de monde, pour ce que vous attendez de moi.

 

Alors, ce sera à vous de vous contenter de ce que je peux vous donner. =)

 

 

Et POURQUOI les gens ne marchent-ils pas dans les rues ?

J'aime toujours autant la sensation du soleil sur mes bras, trop présente pour se faire oublier, et voir des scènes en passant que j'oublie aussi vite mais qui m'interloquent parfois et me font sourire toujours, et revoir ces fleurs blanches et violettes mêlées.

 

De toute façon, j'ai bien sûr des tonnes de choses à penser et à préparer, j'en aurai toute l'année, et il paraît que c'est comme ça que ça marche ... ^^

Mais voulez vous savoir la seule chose d'importance à laquelle j'ai pensé en ce dimanche ? J'ai pensé que j'avais bien envie de revoir Saïd aux grands yeux.

Ceci dit, ça, c'est pas possible, donc j'ai décidé qu'avoir de ses nouvelles serait parfait.

Alors je lui ai envoyé un sms, un sms aux couleurs qui ne cherchent pas à être décrites.

Par Luciiole - Publié dans : Ephémeritudes
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Vendredi 23 septembre 2011 5 23 /09 /Sep /2011 10:51

Bon, le titre est un anachronisme, c'est ce que vient de me dire un de mes palefreniers alors que j'allais commencer cet article. "Parler je veux bien... Non, je n'ai pas vraiment envie de croire en Jésus Christ.... Si, je connais un peu, mais je préfère me renseigner sur plusieurs"

... Bref, discussion remise à la semaine prochaine, j'espère que c'est pas en vue de me convaincre ^^; 

 

Sinon, j'allais plutôt enchaîner sur Mardi 6 septembre : (quand je serai à jour j'arrêterai de mettre des dates précises je pense...) 

 

1er trajet en Zemijan de la maison au club, donc quelques consignes avant de partir de la part de Karola et Susane : 

> Surtout tu leur demandes s'ils ont la monnaie ( =p Alko) avant, si toi tu en a pas

> Dis leur aussi que tu n'es pas "née sur un Zem" et qu'ils doivent aller doucement

> Attention au pot d'échappement quand tu montes sur la moto, pleins de gens ont la marque de brûlure sur la jambe à cause de ça

> C'est 200F le trajet, une fois un qui me demandait 500F je lui ai répondu : "Mais je ne veux pas acheter ta moto, je veux juste voyager"

> Vérifie que la moto a des rétros déjà, c'est bon signe

 

Hé beh...

 

Bon, après une ou deux dizaines de trajets en Zem, je n'ai encore jamais eu de soucis, j'interpelle le premier que je vois, prévois les 200F et les donne sans demander de prix arrivée à destination, j'ai circulé aussi avec mon ordi (dans sa pochette) sous le bras (comme sur le scoot de Charlotte ^^ ) plusieurs fois, et une main suffit largement à se tenir à l'arrière de la moto. En fait, j'aime bien les Zem. Et je préfère de loin pour l'instant à l'idée de prendre MA moto au milieu d'eux tous... Même s'il va falloir que je prenne courage pour le faire.

 

Ce matin là un paon est venu dans la "petite carrière" , passé par dessus un mur mitoyen. Je l'ai laissé discuté avec le cheval qui était laché à ce moment là en me demandant si ça arrivait souvent, mais vu la tronche des chevaux carrément intéressés, je me suis dit que non.

 

Au bout d'un moment il est arrivé dans la grande carrière, et les palefreniers ont joué au loup avec lui pendant pas mal de temps, en fait ils l'ont attrapé puis attaché... mal, donc il repartait se balader, deux ou trois fois. Finalement il fut ligoté par les ailes sur la terrasse. Non, je n'avais pas mon appareil photo... 

Et on l'a rammené en voiture à.. au consulat français, je crois ? Un truc comme ça, bref au seul endroit où il y a un beau jardin avec des paons dedans.

Du coup, j'ai récupéré pas mal de plumes magnifiques... Non, on ne lui en a pas arraché volontairement, c'était pendant la lutte pour le garder sur place qu'il en a perdu. ^^;

 

Entre midi et deux, je vais manger pas trop loin du club, il y a un rassemblement de cantines "sans risques" dans un établissement d'études. Alokos et fromage grillé en sauce, pour 600F

 

En repartant vers le club, je décide de faire d'abord le tour du quartier, vois une avenue bien moins fréquentée que les autres, en fait barrée aux voitures. J'y vais, et à mi-chemin suis interpellée par un gars en uniforme militaire... Je vais vers lui :

"- Bonjour

- Bonsoir, il ne faut par marcher là, c'est la Pré-Si-DENCE !!!

- Ah, c'est pour ça qu'il n'y avait personne ^^;  D'accord, pardon, je ne savais pas, je ne suis là que depuis 2 jours...

- Il faut faire attention

- Et de l'autre côté de la place, là bas, on a le droit de marcher ?

- Oui là bas tu peux. Tu va me laisser ton numéro de téléphone ?

- Ah ben non, je n'ai pas encore de numéro non plus, ça ne fonctionne pas

- Mais alors tu va me laisser quoi ?

- Heu... Rien ? ^^

- Heeee, toi là alors ! Bon...

- Bye bye ^_^

- Bye"

 

Je repars donc du côté autorisé, donc un peu plus loin des murs présidentiels, quand je raconte ça à Karola le soir elle me dit : "Ah mais oui ! Il ne faut pas marcher là, il y en a qui sont tué par des militaires !

- Ah... Ben c'était un militaire justement qui m'a avertit, j'crois"

 

Sinon, niveau chevaux, j'ai repris Timon en carrière, on est toujours pas super potes à pied. J'ai encore mangé du sable (mais sans l'option cheval piétinant au dessus) et les deux mains cramées.

En fait il se comporte tout bien, sauf à certains moments précis. Il démarre de façon très calculée, au moment où on le fait avancer alors qu'on est contre son épaule.

Et je confirme : C'est une très bonne technique qu'il a trouvé, parce que même en étant prévenue, à ce moment là, on ne peut techniquement pas faire grand chose pour l'en empêcher, testé plusieurs fois. >__<

 

Donc le reste du boulot était correct, et il le faisait moins à la fin qu'au début, mais c'est clairement inscrit sur son chanfrein qu'il compte pas s'en passer si vite.

Joué avec Coca en liberté dans la carrière aussi, Coca il est BEAU. 

 


 

ça fait du bien au moral de retravailler les chevaux. Mais mal aux mains.

 

Logement trouvé ! Visite dans la semaine.

Acheté la clef 3G ... mais Internet marche PAAAAAAS !

 

 


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Mercredi 7 Sept : 

 

1ers cours d'équitation, on commence par une séance débutants, 3 chevaux, trois chevaux qui sont contre la reprise du boulot et qui passent l'heure à ramasser les feuilles de la carrière, ou à me lancer des regards de chevaux furieux  voir à venir dents en avant vers moi quand je leur demande d'avancer. Youhé.

Du coup en kilomètres, le premier cours n'a pas été bien productif, ça va qu'il y a pleins d'explications à donner, et on a fait de la gym "mise en confiance à l'arrêt" ^^

Mais résolution : "Il me faut des ficelles pour la prochaine fois."

(Ah ouais, parce qu'il n'y a ... AUCUN enrênnement, ici. Pas même un gogue. C'est sur ma liste de cadeaux au père noel, en attendant, j'ai trouvé un sac avec des cordes dedans, Mc Guyver time )

 

Suite de l'après midi avec des cavaliers un peu plus expérimentés et donc les chevaux moins horripilants.

Et Flash bosse bien, assez plaisant à voir (et à avoir en cours, du coup ^^ )

 

Au retour, un Zem qui attendait la réparation de sa moto à la sortie de la piste du club et à qui j'avais serré la main comme il semblait vouloir  :

- Dommage que ma moto est cassée là, sinon je t'aurai ramené !

(En gardant ma main)

- Oui, bien dommage, dis donc !

- Ou alors tu attends ?

- Heu non, j'ai du monde qui m'att-... lait sur le feu... rendez vous prévu... (Master excuses crédibles, c'est moi)

- Ah d'accord"

 

 


 

 

Jeudi 8 Sept :

 

Matin : Partie visiter mon appartement, qu'est TROP CHOU !! Près du club (du coup depuis, testé : 15 minutes à pied) dans le quartier de la Haie Vive, près de la rue avec tous les restos et supermarchés... Dadam !

 

On va faire réparer ma moto, que finalement je veux bien,... ça ou rien, aurant tester le "ça"

 

Réunion avec les palefreniers, on modifie un peu... non pardon. On va PROPOSER des modifications de leur cahier des charges au comité puis au bureau central.

 

Cours adultes à 19h et 20h le soir, les lumières de la carrière marchent bien heureusement et franchement, il y a tellement MOINS de moustiques qu'au Mali et en Guyane, alors les quelques piqures me font pas mal sourire, presque ^^ En tout cas pour la période, à voir si la saison des pluies en ammènera d'autres.

 

Mais genre là, on en voit souvent UN se promener de façon insistante vers nous, alors que c'était 10 ou 15 à ces heures là pour Mali/Guyane (et avec option taons pour la Guyane... mais c'est chouette quand même hein à part ce détail =D )

 

Bref, great day

Par Luciiole - Publié dans : Epopée de Gnomul
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Mardi 20 septembre 2011 2 20 /09 /Sep /2011 11:40

 

Dimanche 4 Septembre :

 

Levée tôt donc mais dynamiquement pour la balade sur la plage (pas comme si j'y pensais depuis que ça avait été évoqué dans un mail, cette plage toute proche du club ! )

 

Nous partons à 3, Andalou sera donc le premier cheval que je monterai ici. Il chante dans la rue, il semble que Black(Beauty) lui fasse de l'effet, malgré ses attributs masculins... Rien de pire, on traverse donc quelques trottoirs et une route avant d'arriver à la fameuse plage, où des tas de gens se montrent aussi sportifs que nous.

 

Entraînements de foot, de gym, il y a d'étranges énergumènes qui remontent la plage tout à reculons aussi... "Jango !" (Jango étant un personnage de manga : One Piece qui a la particularité de marcher souvent à reculons également. Détail qui a son importance, ... ou pas)

En tout cas, une fois dépassé les groupes sportifs, il y a largement la place pour marcher, trotter et galoper sur de grandes longueurs de sable. ^_^

Avec les bateaux et pirogues de pêche visibles au loin dans les vagues, on va patauger aussi un peu dans les traînes de vagues (pas dans les vagues elles-mêmes qui sont pas mal impressionnantes)

 

"On peut faire un dernier galop ?

- Le mien est déjà fatigué par l'aller, je crois...

- Pas grave, tu restes au pas

- Ok... Ah ?! Alors il n'est pas si fatigué finalement !"

Fis-je en laissant partir Andalou aux trousses de Spot.

 

Après la douche des chevaux, retour à la maison, on va faire un tour du quartier en voiture "pour te repérer" ... ha ha. Je précise qu'il n'en faudra pas qu'un, vu mes instincts défaillants de repérage.

Donc je me contente de penser : "Ah, ce coin faudra que je le retrouve un jour. Tiens, lui aussi là" en jouant les "Ah oui, on est sur la voix parallèle à tout à l'heure, j'allais le dire !"

 

N'empêche, c'est chouette, le quartier, les quartiers par lesquels on passe. La circulation est envahie par les petites motos, la moitié sont des Zemijans : taxi-moto, pour 200F on peut aller de la maison au club et inversement. Ah ok, mais... ça reste des motos O_o

 

(J'aurai une autre occasion de lancer une petite phrase louche à propos des motos, il faut juste noter que je n'ai pas conduit d'engin à moteur et à deux roues depuis 15 ans, depuis que je l'ai testé et me suis mangé un pare-brise, en fait... mauvais souvenir : Je ne suis donc pas du tout fan de ce genre de trucs)

 

Bref, pas pressée de monter dessus. Et puisqu'on en parle, non, ce n'est pas certain du tout que je tienne tant à faire réparer et utiliser la petite moto que le club pourrait mettre à ma disposition >_<

 

Je sors Lina une fois en laisse pour voir les autres animaux de la maison, le chien ne semble pas poser trop de problèmes (vraiment sympa) par contre l'un des deux chats tient à marquer que c'est lui qui a le contrôle ici, et ça feule et ça hurle pas mal pendant un moment. 

Du coup la stratégie principale après le "laissons les se débrouiller" sera "S'ils s'évitent c'est pas mal aussi"

 

Donc je laisse Lina sortir dans le jardin de derrière comme elle veut, elle s'éclate à se rouler dans le sable et à tester tous les arbres, tente de jouer avec les tortues aussi mais c'est moyennement réactif.

 

Le soir, sortie avec Simone, une autre jeune femme qui a une chambre chez Karola.

On va sur la place qui sert de parking le jour, et qui se couvre de tables et de monde le soir, point de rencontre des jeunes partant en boite, entre autre. Chouette moment, qui s'éternise pas mal à la fin parce que la serveuse ne veut absolument pas nous rendre la monnaie... Elle n'a pas de pièces, nous non plus, "qu'est-ce-qu'on fait maintenant ?"

Elle dit tenter d'aller régler le problème mais on la voit surtout nous éviter pas mal et continuer de servir d'autres clients qui eux doivent lui avoir donné bien plus de pièces qu'il ne nous en faut...

 

Au bout d'une petite demi-heure, on se lève et on va vers le bâtiment où le patron écoute la radio et où notre miss revient, bien obligée au bout d'un moment. Elle nous fait de nouveau signe qu'elle arrive, et s'en suit une discussion houleuse avec le patron que j'écoute d'une oreille.

En fait c'est lui qui ne veut pas leur laisser de pièces, dans l'idée, soit on laisse tomber et on part sans notre monnaie ou gentiment pour arranger, on commande autre chose... Nous sommes les deux Yovo (au fait Yovo = toubab = blancs) du genre super chiantes qui ne faisont ni l'un ni l'autre, et après un plaidoyer bien énervé contre nous, la serveuse reçoit ses quelques pièces qu'elle nous donne sans marmonner de malédiction, ce qui m'étonne pas mal (mais sans sourire non plus).

 

Conclusion : A Cotonou, la monnaie, c'est la vie. Les Zemijans non plus n'en ont pas souvent, donc il faut repérer les moyens de s'en faire et surtout, la gérer précieusement.

Sur le retour, deux jeunes nous escortent depuis leur moto bien qu'on leur assure de pas mal de manière différentes que ça va aller, merci. Comme ils ne nous lachent pas, on entre dans la cour de la famille béninoise de Simone, juste pour attendre derrière le portail qu'ils passent leur route, ce qu'ils font heureusement assez vite.

 

Le sommeil qui nous escortait lui aussi depuis un bon moment m'endors d'un coup en retrouvant le lit.

 

 


 

Lundi 5 Septembre

 

Je commence à faire du rangement et du fouinage dans la sellerie et dans mon bureau, j'ai sur quelques feuilles imprimées un état des lieux de la cavalerie, pour le reste il faudra découvrir et demander.

 

Réunion du comité équestre le soir, et on a demandé aux cavaliers de venir se présenter et s'inscrire... Je n'en vois vraiment pas beaucoup, et tout le monde évoque le grand nombre de ceux qui ont quitté le Bénin l'année dernière, youhé.

Le club des Nations est un complexe de loisir, il y a le bureau central qui ... centralise, et des comités pour chaque activité. Le comité équestre entre autre, auquel je dois me référer.

 

Pendant ce temps je vais voir une des cavalières qui me dit que le cheval qu'elle a en pension l'embarque quand elle essaie de le sortir du box... Je rentre dans le box, sors avec en plusieurs temps pour voir, marche un peu, rentre dans le box, pas de soucis particulier il semble.

Je demande à la cavalière de le faire de la même façon, et effectivement, d'un coup Timon (car tel est son nom) la bouscule et se sauve dans les cours.

"Ah, ok."

 

On récupère la bestiole, (si jamais certains s'offusquent, c'est affectif, bestiole, hein...) qui se met deux ou trois fois joliement debout devant le palefrenier qui a récupéré la longe.

"Ah ok, ça aussi..."

 

Je le reprends une fois redescendu sur terre, et le fais bouger un peu, avant arrière, en lui demandant de garder ses distances, ce qu'il fait plutôt bien, et finit par se concentrer un peu sur moi. Un peu trop, même, puisque pendant que je fais un arrêt sans le regarder pour tester, j'ai le temps de voir juste une ombre un peu trop haute derrière moi avant de me retrouver par terre et un cheval agité au-dessus, qui ne semble pas vouloir bouger de là, en plus.

Donc heureusement qu'un palefrenier l'y oblige, je me relève sans avoir laché la longe, carrément ensablée et réfléchissant assez vite à la suite des manoeuvres... Bien sûr tout le monde vient voir si ça va, je rassure, non, je n'ai rien, ... (mais c'est un sacré coup de bol), tout va bien dans l'idée.

Je reprends les exercices avec Timon tout de suite, par contre plus de mouvements en le lachant des yeux...Et reste sur du semblant de respect, sans être dupe... Ce sera à reprendre.

 

Soirée tranquille ensuite après avoir transformé la douche en plage.

 

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Par Luciiole - Publié dans : Epopée de Gnomul
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Mercredi 14 septembre 2011 3 14 /09 /Sep /2011 12:38

Premier article consacré spécifiquement au Bénin, enfin... à Cotonou surtout

 

Y en a-t-il qui n'ont pas eu le détail de mon départ raté ? Oui...

Je voudrai dire : je vous le fais en résumé, mais vous savez bien que j'aime pas résumer ^^

 

 

Or donc, je devais partir le Mardi 30 août depuis l'aéroport de Lyon, décollage à 7h du matin. Levé pas mal plus tôt, ce qui me semblait assez risqué. J'ai eu plusieurs expériences malheureuses de levés trop tôt pour moi, surtout pour des échéances importantes.

 

Donc, raisonnablement je décidais de ne pas dormir. Ça a bien fonctionné, si si, il faut dire que j'étais encore en horaires vacances donc de toute façon, pas habituée à dormir bien tôt les autres nuits non plus.

 

 

Levée en même temps que ma mère qui sacrifiait sa fin de nuit pour m'emmener en voiture à l'aéroport, j'ai donné un cachet calmant à Lina (mon chat femelle, pour les aventuriers qui lisent ce blog sans me connaître), jusque là tout roule, les valises sont prêtes, nous sommes très efficaces jusqu'au hall de l'aéroport. 

Où nous virevoletons un peu, comme il se doit pour ne pas être blasée des aéroports, puis finalement découvrons le bon guichet. Je m'approche pour enregistrer mes bagages, en surveillant les coups d'oeils de la guichetière sur la caisse de Lina... Sur le site internet de Brussel Airlines j'avais lu qu'il fallait une cage souple, ce que malgré une volonté toute gymnaste ma cage n'était pas du tout. 

 

Mais c'est autre chose qui bloque avant de léger détail :

"Vous n'avez pas de visa ?"

Hi hi, non. C'est dommage, je ne peux pas embarquer dans l'avion ? Ah oui, donc c'est bien dommage. Conscilliante, la guichetière m'envoie vers le coin informations de la compagnie, où nous attendons... Longtemps;

 

Avant de se faire confirmer que je ne vais pas pouvoir partir ce matin. Explications techniques, de qui peut demander le visa, non, on ne sait pas où, ni combien de temps ça prends, ... est-ce qu'on décale au prochain vol, samedi ? Heu, bonne question...


En passant, j'achète la fameuse cage souple, moche qui pue, pour Lina, estampillée Brussel Airlines, parce que ma belle cage solide achetée cette semaine ne va pas.Youhé.

 

Nous repartons donc de l'aéroport aussi chargées qu'à l'aller, crevées et avec des soucis de visa en tête à régler d'ici samedi.

Côté Cotonou, c'est la surprise aussi concernant ce problème, (forcément, c'est en suivant leurs conseils que j'avais prévu de le prendre à l'arrivée), il est convenu qu'on cherche des deux côtés à résoudre ça le plus vite possible en se tenant au courant. 

 

Lina passe la journée à se cogner aux meubles, le calmant a fait effet plutôt trop tard qu'au bon moment, pour éviter qu'elle arrête de tenter des bonds sur la chaise je la laisse un peu dans sa cage. (A noter : elle ne réalise pas du tout qu'elle ne peut pas y arriver aussi bien que d'habitude, à bondir...)

 

Si vous souhaitez partir au Bénin, chers lecteurs et que vous n'avez point encore de visa : Ambassade du Bénin de Lyon, sur rendez vous, un rendez-vous de 5 minutes qui vous évitera une nuit épuisante. Je ressors de là le visa en main (un ou deux jours après le faux départ, temps de trouver et de prendre rendez vous)

Moyennant quelques (gros) euros, bien sûr.

 


Vendredi soir arrive, le trajet est au même horaire... Non, dormir ne semble toujours pas être une idée valable. Par contre, je donne le calmant à mon chat pas mal avant la dernière fois.

 

Nous voilà reparties tout pareil dans la voiture, dans le hall, au guichet d'enregistrement... Mais cette fois j'ai le droit de poser mes valises sur le tapis, youpi !

Un petit déjeuner à la cafèt avec comme d'hab le stress déraisonné de l'heure (je m'y ferai jamais, d'arriver cool dans un aéroport, même quand j'suis en avance), et je passe les contrôles, on attends l'avion, on monte dans l'avion, je dors à peu près tout du long (pas mal d'heures) une fois changé d'avion à Bruxelles.

 

Ah, on a juste manqué un décollage aussi, dans le premier avion ^^;

Après avoir rejoint la piste d'élan, l'avion s'élance, pleins moteurs, ça roule, ça roule de plus en plus vite, et comme nous nous attendons à quitter le sol, MEGA coup de frein assez alarmant et tanguant !

 

Ah bon... Tout le monde reste cool, et quelques instant plus tard on entends le haut parleur : "Désolée pour le contre-temps, mais une fenêtre de l'avion était restée ouverte, ce qui aurait pu entraîner de facheux désagréments en vol... Nous attendons de nouveau un signal pour décoler, merci de votre patience"

 

La deuxième fois est la bonne. (Le 2, c'est bien)

 

Arrivée à l'aéroport de Cotonou, je prends mon sac à dos et mon chat, et je vais prendre le bus sur le tarmac qui amène jusqu'au bâtiment... Avant de réaliser que j'ai pas récupéré mon ordi, dans les caisson au dessus du siège. Préviens un gars qui préviens un gars qui demande à un gars, qui me ramène au pied de l'appareil, et donc ouf, je retrouve mon préssssieux (je sais, ça s'écrit avec "c" mais c'est pour mimer orthographiquement le sifflement de Gollum)

 

Retour au contrôle et à la récupération des bagages, je ne joue pas les pressées, je surveille d'un peu loin la guerre des porteurs pour trouver des clients et se caler le plus serrés possible devant le tapis.

Un vétérinaire - est-il écrit sur sa blouse - vient contrôler les papiers de mon chat, a du mal à identifier le passeport, je le lui montre, il faut dire que c'est juste écrit en gros sur la couverture...

Et là, le prenant fermement dans la main, il m'annonce que c'est 10.000 francs cfa (pour la suite des récits, il est bon de savoir que 10 000 cfa = 15 euros), l'examen.

"... quel examen ?

- Le contrôle là

- Ah. Ben j'ai pas de francs moi.

- Mais j'ai le passeport ! Comment on fait alors ?

- Je vois bien que tu l'as, le passeport. Mais j'ai quand même pas de sous, moi."

 

Bref, même jeu avec l'autre voyageur qui a retrouvé son chien voyageant en soute, qui n'a pas non plus de quoi régler la note du super contrôle.

Pour ma part, je ne suis pas assez paniquée par la confisquation du passeport pour surveiller le véto, qui du coup doit lui me rappeler toutes les dix minutes qu'il faut venir régler. "oui oui..."

 

Une fois passé le contrôle bagage pour sortir avec les bonnes valises (gratuit, celui là), je vois Karola qui m'attendait et m'accueille chez elle pendant les premières semaines à Cotonou en attendant que l'appartement que je dois occuper soit trouvé.

Je me dit qu'au pire, le passeport de mon chat je le referai pour repartir, celui-là n'avait été fait qu'une semaine avant, donc... ^.^ Nous quittons donc les lieux sans dire au revoir au véto.

(Vous croyez qu'il va lire mon blog et me retrouver ? =P  )

 

Direction le club d'abord, il est tard alors première vision plutôt floue, mais ça semble très correct, il y a du monde au bar, on discute, un moment puis en route pour la maison de Karola. 

Les rues me font pas mal penser à Bamako, en un peu plus calme et propre. (Ceci dit, le club est dans le même quartier que la présidence alors...)

 

Crevée...

"Demain balade sur la plage ?

- Oh bah Ouiii !

- Par contre c'est 8h à cheval.

- Oh ... bah ok ^^; "

 

(Le bah est plutôt un tic d'écriture que de langage, peut remplacer plusieurs mots)

 

Suite à venir :)

Par Luciiole - Publié dans : Epopée de Gnomul
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