A lire, des mots Beaux, et Drôles
Purée de bois de configuration pourrie !! Pas moyen de séparer deux
paragraphes sans que ça mette le bazar dans l'article quand ça l'efface pas pour de bon !!! *Vient de perdre le début d'article* Pas grave. Même joueur joue encore.
Je n'accroche pas au théâtre. Lecturement parlant, même si je ne suis jamais bien motivée pour aller voir des pièces jouées non plus (De fait, je n'y vais pas.)
Je me force quand même, (à en lire) parce que j'aime bien préciser mes références, savoir de quoi je pense quand vaguement je pense à l'un ou l'autre des classiques qui semblent correspondre à mes images.
Même pour Cyrano, qui est une des pièces que j'ai pris le plus de plaisir à lire, je suis persuadée qu'un roman m'aurait mieux plu.
Ce n'est pas non plus leur destinée finale d'être Lues, on est d'accord, mais bon.
Et donc, j'suis tombée sur l'exception de mon antipathie ^_^
J'ai découvert un auteur que j'aime Bien Bien BIEN, et surtout dont je trouve les pièces géniales comme elles sont, et j'oserai être choquée à l'idée d'une adaptation en prose. =)
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Je n'accroche pas au théâtre. Lecturement parlant, même si je ne suis jamais bien motivée pour aller voir des pièces jouées non plus (De fait, je n'y vais pas.)
Je me force quand même, (à en lire) parce que j'aime bien préciser mes références, savoir de quoi je pense quand vaguement je pense à l'un ou l'autre des classiques qui semblent correspondre à mes images.
Même pour Cyrano, qui est une des pièces que j'ai pris le plus de plaisir à lire, je suis persuadée qu'un roman m'aurait mieux plu.
Ce n'est pas non plus leur destinée finale d'être Lues, on est d'accord, mais bon.
Et donc, j'suis tombée sur l'exception de mon antipathie ^_^
J'ai découvert un auteur que j'aime Bien Bien BIEN, et surtout dont je trouve les pièces géniales comme elles sont, et j'oserai être choquée à l'idée d'une adaptation en prose. =)
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Première rencontre :
(Recopitage du Fcd, pour la suite de l'article)
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(Recopitage du Fcd, pour la suite de l'article)
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Antigone
~ Jean Anouilh ~
~ Jean Anouilh ~
Trouvé par hasard dans un vieux cartons avec d'autres vieux livres. Il était petit, exactement ce que je cherchais, un truc rapide à lire. En fait je ne l'ai pas lu tout de suite, parce qu'il m'a trop intéressé, et je n'avais plus envie de le lire à l'arrache, du coup. ^^
L'histoire est étrangement traitée, pas exceptionnellement originale, mais j'ai adoré la façon d'écrire de l'auteur.
Au fur et à mesure je me suis dés'impressionnée, mais franchement j'aime bien bien l'entrée ^^
Bonne trouvaille, j'vais fouiner dans les vieux bouquins voir si j'en trouve pas qques uns du même genre.
La nourrice
D'où viens-tu ?
Antigone
De me promener, nourrice. C'était beau. Tout était gris. Maintenant, tu ne peux pas savoir,
tout est déjà rose, jaune, vert. C'est devenu une carte postale. Il faut te lever plus tôt, nourrive, si tu veux voir un monde sans couleurs.
Elle va passer.
La nourrice
Je me lève quand il fait encore noir, je vais à ta chambre pour voir si tu ne t'es pas
découverte en dormant et je ne te trouve plus dans ton lit !
Anitgone
Le jardin dormati encore. Je l'ai surpris, nourrice. Je l'ai vu sans qu'il s'en doute.
C'est beau un jardin qui ne pense pas encore aux hommes.
La nourrice
Tu es sortie. J'ai été à la porte du fond, tu l'avais laissée entrebâillée.
Antigone
Dans les champs c'était tout mouillé et cela attendait. Tout attendait. Je faisais un bruit
énorme toute seule sur la route et j'étais gênée parce que je savais bien que ce n'était pas moi qu'on attendait. Alors j'ai enlevé mes sandales et je me suis glissée dans la campagne sans
qu'elle s'en aperçoive...
La nourrice
Il va falloir te laver les pieds avant de te remettre au lit.
Antigone
Je ne me recoucherai pas ce matin.
La nourrice
A quatre heures ! Il n'était pas quatre heures ! Je me lève pour voir si elle n'était pas
découverte. Je trouve son lit froid et personne dedans.
Antigone
Tu crois que si on se levait comme cela tous les matins, ce serait tous les matins, aussi
beau, nourrice, d'être la première fille dehors ?
La nourrice
La nuit ! C'était la nuit ! Et tu veux me faire croire que tu as été te promener, menteuse
! D'où viens-tu ?
Antigone, a un étrange sourire
C'est vrai, c'était encore la nuit. Et il n'y avait que moi dans toute la campagne à
penser que c'était le matin. C'est merveilleux, nourrice. J'ai cru au jour la première aujourd'hui.
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Trouvé de quoi confirmer mes soupçons, à la bibli.
Pièces grincantes
~ Jean Anouilh ~
Ardèle ou la marguerite
Dans un château, la famille débarque pour tenir conseil auprès du Général et de sa femme.
Chaque nouvel arrivant semble bien perturbé, et le conseil réuni pour convaincre la vieille tante bossue de renoncer à son amour pour un autre bossu semble bien compromis.
Autour de ce couple hors norme et qu'on ne peut laisser se maintenir, à cause des "apparences" et d'une vue d'esprit étriquée, on contemple l'Amour au travers des différents personnages.
+1 pour le trio Comtesse, Comte et Villardieu, bien terrible ^_^
La Comtesse
Enfin, Hector, votre indifférence est une pose ! L'anglomanie, c'était bon il y a dix ans. Vous
retardez. Vous n'allez pas me faire croire qu'il vous est indifférent que le mari de votre maîtresse s'affiche partout avec un pou.
Villardieu
J'aurai aimé en tout cas que cela vous fût - à vous - indifférent. En vérité, Liliane, je me demande
parfois si vous n'aimez pas encore cet homme. Hier soir, au baccara, vous n'avez cessé de lui sourire.
La Comtesse
Il perdait à chaque main. Je me moquais de lui.
Villardieu
Je ne suis pas aveugle. Il y avait dans vos sourires une nuance de compassion. Il y a des choses que je ne tolérerai pas.
La Comtesse
Mon ami, je suis trop fatiguée ce matin pour une scène.
Villardieu
Mille diables ! que signifie cette jalousie, Liliane ? Cet intérêt affiché pour cet homme ! Si au moins vous mettiez un peu de pudeur à dissimuler. Mais je
ne suis pas le seul à m'en apercevoir. Avant-hier, chez les Pontadour, vous avez dansé deux fois avec lui. C'est inconvenant, à la fin ! De quoi ai-je l'air ? A un moment, vous lui avez pris la
main, devant tout le monde.
La Comtesse
En riant, comme j'aurais pris la main de n'importe qui.
Villardieu
Il y a des gestes qu'une honnête femme ne se permet pas. Même en riant. Ce n'est pas parce que cet homme est votre mari. J'ai les idées larges, mais il y a
des choses que je ne tolérerai pas !
La valse des toréadors
"1895 : Au cours d'une valse, le fringant lieutenant Léon Saint-Pé, marié et père de famille, est tombé follement amoureux de la douce et pure Ghislaine de Sainte-Euverte. il lui promet de l'épouser...un jour!
1912 : Dix sept ans ont passé. Le lieutenant est à présent Général mais Ghislaine de Sainte-Euverte est toujours...jeune fille!
Aussi, lasse d'attendre, Ghislaine, toujours pure mais beaucoup moins douce, débarque chez le général avec la ferme intention de lui demander de ...passer aux actes !"
Une femme haineuse et alitée dans la chambre, une amoureuse transie depuis 17 ans dans le couloir (Melle de Sainte-Euverte), Le Général (Léon) a de quoi s'occuper.
Sans compter l'attrait de ses filles pour son scribe (+ secrétaire : Gaston) à gérer, et l'attrait du scribe pour ... ^_^
J'AIME Anouilh !!
Gaston
Pas de sang, en tout cas. (Il la touche partout) Rien de cassé, on dirait. Pas de bosses. Madame. Madame.
Melle de Sainte-Euverte, faiblement.
Mademoiselle...
Gaston
Pardon, mademoiselle. Cela va mieux ?
Melle de Sainte-Euverte murmure, les yeux fermés.
Laisse tes mains sur moi, Léon.
Gaston se retourne, gêné.
Pardon, mademoiselle, vous faites erreur.
Melle de Sainte-Euverte, dans un cri.
Laisse tes mains, Léon, partout. Ou je sens que je m'en vais encore. Tes mains, vite tes mains - ou je pars...
Gaston, affolé, regarde ses mains.
Mes mains ? Je ne peux pourtant pas la laisser se réévanouir. (Il la reprend dans ses bras et à part.) Ce n'est pas que ce soit désagréable. Je suis un homme
si seul. Et, d'ailleurs, je m'en confesserai.
Melle de Sainte-Euverte
Ah, comme c'est bon ! Tu me touches enfin, Léon. Je ne suis plus seule. J'ai tellement attendu que tu me touches... Tu croyais que j'étais forte. Et j'étais
forte, il le fallait bien; mais c'était long toutes ces nuits toute seule. Avant de te connaître aussi j'étais seule, mais je ne le savais pas. C'est le lendemain du bal de Saumur que mon lit est
devenu plus grand. Le lendemain et tous les soirs, pendant dix-sept ans. Et toutes les mauvaises pensées - tu ne sais pas. Je ne te dirai jamais. Je luttais, toute seule. Ma main même ne me
touchait pas. Personne ne devait me toucher en attendant qu'enfin tu viennes ! Cela a été terriblement long, Léon, maintenant je peux bien te le dire, puisque c'est fini, que tu es là et que tu
me tiens pour toujours. Ils sont forts tes bras et douces tes mains, plus douces encore qu'au bal de Saumur. Embrasse-moi maintenant, Léon, nous pouvons. Embrasse-moi puisque tu sais que je vais
mourir. Qu'attends-tu Léon ? Que je meure ?
Gaston, à part
Assurément, cette dame se trompe; mais puisqu'elle va peut-être mourir...
Melle de Sainte-Euverte à le temps de soupirer
Enfin !
Long baiser. Le général entre, portant la générale évanouie dans ses bras. Il s'arrête cloué au sol devant ce spectacle.
Long baiser. Le général entre, portant la générale évanouie dans ses bras. Il s'arrête cloué au sol devant ce spectacle.
Le Général
Sacrebleu ! Mais qu'est-ce que vous faites, mon garçon ?
Gaston se relève, terrifié.
Mon Général, Mademoiselle délire, elle n'a plus sa connaissance !
Le Général hurle
Sacrebleu ! Je m'en doute, mais vous ?
Gaston, qui ne sait plus ce qu'il dit
Elle m'est tombée sur la tête, mon général, et elle m'a ordonné de l'embrasser.
^__^ Et plus tard le :
Gaston crie affolé, au général
Mon Général ! Celle-là aussi me demande de l'embrasser avant de mourir. Qu'est-ce-qu'il faut faire ?
Ornifle ou le courant d'air
"Abusant de sa facilité à faire des rimes, Ornifle s'est enrichi grâce à la chanson. Cynique et manipulateur, il méprise son entourage et accumule les aventures amoureuses, quand un fils débarque dans sa vie, bien décidé à lui faire payer son indifférence..."
(Wikki)
4 actes Bien chargés pour les personnages de la pièce.
Entre la désespérée Melle Supo, "groupie du pianiste" à une autre époque, Machetu, ami à qui Ornifle essaie de refiler un futur môme encombrant, Fabrice, un autre môme qui a grandit dans la haine de son père et les autres pions du damier...
Melle Supo
J'ai tout entendu.
Ornifle
Vous écoutez aux portes ?
Melle Supo
Depuis que je vous aime, c'est un droit que me suis reconnu !
Ornifle
Quoique secrétaire, vous êtes arrivée à savoir trop de secrets, Supo ! Vous finirez dans une oubliette.
Melle Supo
Votre conscience dans une oubliette. C'est cela qui serait commode, n'est-ce-pas ?
Ornifle
Ne vous comparez pas toujours à ma conscience ! Ma conscience est une fille charmante et bien élevée. Je l'ai habitué à ne pas écouter aux portes. Ma conscience ne me
demande jamais ce que je fais.
Melle Supo ricane sombrement
Elle doit être jolie, votre conscience !
Ornifle
Justement, elle est jolie ! Cessez donc de parler en son nom.
Melle Supo lui crie.
Je vous déteste !
Ornifle
C'est le seul service que vous pouvez me rendre, en dehors de la sténographie !
Melle Supo
Si le ciel ne s'en mêle pas, c'est peut-être moi qui ferai justice quand j'aurai assez souffert !
Ornifle, doucement, souriant
Non, Supo. Vous êtes trop laide. Vous n'aurez jamais assez souffert. Je mourrai peut-être tué par une jolie fille, mais certainement pas par vous. Vous espérez trop
que je finirai par vous jeter un os, un jour !
Melle Supo
Assassin !
Pauvre Bitos ou le diner de têtes
Ambiance lourde, bien que toujours souriante (certains sourires font peur) dans cette dernière pièce du recueil.
La menace plane, passant d'une tête déguisée à l'autre.
Vieux comptes à régler, maintenant que les gens ont grandit, maintenant que les choses ont changées.
On ne sait qui prendre en sympathie, tellement les actes des uns et des autres assombrissent n'importe quel tableau.
Lucile, doucement, après un temps.
Robespierre. Je ne suis qu'une femme. Mais les femmes savent des choses que vous ne savez pas. La vie se fait au fond de leur ventre... Elles sont plus près de la
vérité que vous. Elles ont deviné depuis toujours que, dans la journée, il n'y avait pas d'hommes. Vous êtes tous restés des petits garçons avec vos idées, votre assurance que rien ne peut
entamer, vos violences...
Robespierre a un geste impatienté
Excusez-moi, Lucile, de graves décisions m'attendent...
Lucile sourit
Bien sûr ! Depuis que vous avez quinze ans, vous avez tant de chose à faire, toujours !... Devenir général, découvrir le ôle, sauver la France, vous rendre riches,
faire régner la justice, vous venger... Votre programme n'a pas changé depuis que votre voix a mué. Et aucun qui se soit proposé de devenir un homme, simplement. Il n'y a que les petites filles
qui grandissent, Robespierre. Elles seules deviennent des femmes.
Robespierre a un geste impatienté encore
Lucile...
Lucile continue
Tout ce que vous venez de me dire, je l'ai entendu dire par Camille tous les jours, à un mot près. Je souriais, je lui passais la main sur les cheveux, comme à un
petit garçon obstiné, et j'allais lui préparer son souper pour qu'il mange au moins en attendant. Puis le soir venait et il s'endormait enfin, vaincu, dans le creux de mon bras, redevenu un
homme. Moi je ne dormais pas. Je regardais mon homme endormi, savourant le poids de sa tête sur mon épaule, celui de sa jambe en travers de mon ventre. Je pesais son vrai poids d'homme, enfin,
comme toutes les femmes silencieuses la nuit. (Un petit temps, elle demande doucement Personne ne vous a jamais regardé dormir, n'est-ce pas Robespierre ?
Robespierre, raide
Non
Lucile
Cela manquera, pour savoir au juste qui vous étiez.
Robespierre crie soudain
Personne n'aura jamais besoin de savoir qui j'étais. Je n'étais rien.
Il se brosse. Un silence encore, Lucile dit à voix basse :
Lucile
Rendez-moi le poids de Camille sur mon épaule, Robespierre. Ne me le rendez pas parce qu'il était votre ami au collège, -les garçons de quinze ans sont ivres de
pouvoir sacrifier leur meilleur ami à une cause. Ils ne peuvent rêver de jouissance plus grande que ce déchirement-là. Rendez-le moi, parce que vous m'avez aimée.
Robespierre, raide, après un silence.
Si je le faisais, je serai un lâche.
Lucile, dans un souffle
Qu'est-ce que c'est qu'un lâche ? Passé quinze ans, personne ne le sait plus non plus.
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DONC
Donc je vais continuer à fréquenter Anouilh ^__^
C'trop bien !
Lisez Anouilh !!
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DONC
Donc je vais continuer à fréquenter Anouilh ^__^
C'trop bien !
Lisez Anouilh !!
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