Saleté de rêve.
J'écris mes rêves, depuis un ou deux ans. Parce que je trouve ça classe d'avoir un ("des" maintenant) cahier des rêves.
Aussi parce que c'était une des méthodes pour s'en souvenir mieux, et plus souvent. Dans l'idéal, pour parvenir enfin à y prendre part presque consciemment, aussi.
C'est par périodes, que ça marche.
Puis j'ai noté ceux dont je me rappelais d'avant. Bien avant. Celui où je vole, pour la première fois, en maternelle, avant de revenir me poser dans la file d'élèves qui rentraient en classe
(quelle quiche !). Celui avec la fête qui tourne à l'horreur cause of the chips maléfiques, celle de la sorcière qui nous poursuivait mais c'était marrant bien qu'épuisant,...
Et les récents, donc. Tous ceux avec Keï, et y en a (de) pas mal(s). Avant, pendant, après, encore maintenant. Les autres, celui avec le punk mastoc qui était TROP touchant et trop Bien (le
rêve, pas le punk, même si aussi), celui avec la préparation du voyage, tellement enthousiasmant, le magnum avec les pointes XD (oui je me fais éclater de rire tellement j'ai des détails qui
tuent, dans mes rêves). Les paperasses de la journée qui s'incrustent la nuit, le retour dans une ancienne maison pas forcément joyeux mais se finissant vraiment... Bien, la main lumineuse qui
m'a fait pleuré et que j'ai toujours pas retrouvée, les mots gentils que je garde malgré leur place spéciale dans le songe, la poursuite dans les étages trop chiante, les connivences, les
bouts frustrants qui reviennent pas et ceux qui reviennent en pleine journée "Ah !!"
La semaine dernière, déjà, il avait fait une apparition. Mais juste parce que ça me contrariait, je ne l'avais pas relevé, ce rêve. Du coup, impossible de savoir de quoi il causait, maintenant.
De toute façon, j'ai passé la nuit avec lui. Pour ce que ça a donné, j'aurai pu tout aussi bien rêver d'un truc nul, mais pas chiant.
Je vous passe les détails, j'étais dans un bus étrange et je vois Keï assit quelques sièges devant. Je ne vais pas lui parler, parce que mes rêves suivent l'évolution de l'histoire eux aussi ^^ Mais quand même, vu que j'ai le même caractère aussi, il fallait bien que je fasse quelque chose de lui. Je ne peux quand même pas le laisser se poser dans mes rêves, comme ça, pour rien. Techniquement, je pourrai, mais ne veux. Il a qu'à arrêter de venir.
Du coup, je chope un bout de sa manche quand on descend tous les deux à la Part Dieu. Pas son bras, pas de quoi l'accrocher, ni m'accrocher. Juste de quoi le faire se retourner, en comptant sur sa curiosité.
Je lance une question quand il se tourne, de toute façon il savait que j'étais là. Juste il aurait pu ne pas en tenir compte.
On parle, un rien, assez pour que je m'incruste quand il avance. Il rejoint un groupe, Thyplos, et deux filles. L'une des deux est une ex à lui (post-moi donc, forcément). Je crois que je le devine à son attitude, aigrie sans être franchement désagréable. L'autre est plus cool, peut-être la copine de Thyp. (Un très bon ami de Keï, au fait)
Zonage dans les boutiques, puis dans l'appart de Keï. Genre ^^ Ca lui suffisait pas une baraque, fallait qu'il ai un appart avant moi quoi. Du coup, papotage dont je ne suis rien, observation des gens, pour une fois je ne me demande pas ce que j'attends,
Plus rien. C'est déjà ça.
Mais je reste. Parce que j'aime bien le voir. Je vais dans sa chambre, juste parce que c'est la seule autre pièce et que je n'ai plus envie de voir les autres. Lui il vaque à ses occupations, là-bas.
Je regarde la nuit, dehors. Là où il n'est plus.
Puis il entre, rien à dire, rien de plus à voir, je le laisse approcher sans le regarder. Laisse ses mains se poser, la bise me surprendre.
Mais.
"J'y vais."
Mais, il s'en va. Je me retourne complètement vers lui, qui tourne déjà vers la porte.
"Tu vas où ?"
Pas de la curiosité. Aucune envie de le suivre non plus. Ce n'était pas la bonne question. - Tu pars ? - Encore ? - Tu ne reste pas un peu plus ? - Juste le voir encore un peu, que d'un côté ou de l'autre ce soit moins la nuit.
"..."
Pas de réponse, une porte refermée. Aperçu très résumé de la vraie "fin" peut-être.
Mis à part ce silence, c'est après que ça m'a encore agacé. Parce que j'étais coincée dans cette pièce, sans aucune raison de rester, mais pas moyen de me décider à repasser devant les trois autres pour quitter l'appart.
Ma présence ne tenait qu'à lui, et il était partit. Seule, je pouvais encore me nier, laisser la place au vide et à la nuit de dehors. Mais passer devant les autres, c'était être vue d'eux, et entendre tous MES jugements par leur regard.
Souvent ce ne sont pas les autres, que je ne supporte pas, je crois. Mais de devoir prendre une place quelconque, choisir une attitude, une figure, des réponses.
GRAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !!!!!!!
Archive.
Du coup, je me suis réveillée, pour ne pas avoir à sortir par l'autre pièce.