souvent aquatiques, mes métaphores.

Publié le par Luciiole

Vous avez déjà fait la planche, sur l'eau ? 

Bras et jambes en étoile, et une bonne inspiration pour se maintenir le plus à la surface possible. 
Sinon les vagues même petites attaquent de façon assez désagréable le visage inquiet qui regarde le ciel. 
Sinon le torse s'enfonce dans l'eau et entraîne le reste du corps. 

Je fais la planche. 



Je fais mal la planche. 

J'ai passé de longues périodes en utilisant cette méthode, juste se laisser dériver, notre époque est pratique pour fournir des courants de toutes sortes. Ca marchait pas mal, ça a marché. 
Juste, quand j'ai du nager pour quelqu'un, je me suis rendue compte que c'était sans comparaison possible plus agréable, de nager. De voir les choses changer et s'illuminer par nos actions. 
Et sans conteste quand c'est pour accompagner ce quelqu'un.

Depuis je me secoue chaque fois que les brasses se ralentissent trop. Parce que je me sens mieux à nager, rester à suivre les courants sans volonté me paraît juste ... naze. 

Seulement, il y a une immensité d'eau entre nous maintenant, et plus personne vers ou près de qui nager. Et toujours ce doute. 
Ceux que je surveille me semblent des points à l'horizon, quand les eaux s'agitent je ne peux que l'apprendre à posteriori, dans le meilleur des cas.
Je me sens de nouveau rouler sur le dos, étendre bras et jambes, attendre. Regarder les choses. Regarder les gens. 

Me regarder me débrouiller pour paraître, paraître concernée, paraître consciente des choses et impliquée. 
Je le suis moins que jamais, j'ai l'impression. 

Plus que seulement flotter à la surface, je me regarde seulement le faire. Et ça ne suffit pas, il n'y a pas d'instinct prévu pour ça. Les courants sont toujours là, mais il faut prendre ces inspirations necessaires pour rester à la surface, et n'étant pas dans ce corps, je ne peux le faire. 

Alors il s'immerge. 

Ca m'ennuie pour lui, ça m'ennuie de voir ma vie s'immerger lentement, mais je n'ai vraiment pas envie de nager. Je fuis les autres baigneurs pour ne pas avoir à leur rendre de compte. Ma vie a l'habitude quand même, de sembler aller. 
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L
ça arrive, de stagner un peu. C'est pas un mal, d'arrêter de nager et de se laisser porter. ON est humains, on change d'avis souvent, d'attitudes et de comportement.Oué ça n'a pas de sens tout ce que je dis là, mais voilà quoi.J'suis là. ^^
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L
Je ne change pas. Etre humaine, c'est pas ce que je réussis le mieux non plus. Mais bref, j'ai envie de démonter les arguments juste pour le plaisir de faire l'inverse de d'habitude, alors j'arrête.