Te souviens-tu ?

Publié le par Luciiole

Constatation récente :
Je n'ai absolument pas embelli mes souvenirs, je les ai même atténués.

Je relis des documents classés dans : "trucs de moi" > "textes", sur mon fidèle ordi portable.

Il y a des blablas défoulants qui me font pleurer chaque fois que je les reli (pas souvent je vous rassure), des histoires écrites en solo ou avec ami(e)s, des mails, des bouts de conversation et des best of que je garde précieusement.
J'y croise des gens à peu près oubliés, je retrouve des discussions qui m'avaient fait rire jaune, et me rend compte que si j'ai accepté les situations ensuite, je n'ai pas digéré la façon dont ça s'est passé.

Et donc, ils écrivent trop bien mes garçons ^__^ Vraiment quoi.

Et les conversations msn que j'ai pu relire, c'est tellement joli à suivre qu'on dirait que c'est écrit exprès. Je me souviens de certaines phrases, mais les voir là assemblées sans heurts et espiègles, j'adore.

Du coup, moi qui me tanne à penser qu'après tout, c'était banal, bien bien bien, mais banal. Et que j'y avais accordé de l'importance seulement parce que j'étais impliquée. Alors qu'en fait pas du tout. ^___^ Elles sont Réellement Parfaites, ces conversations, même que je me sentirai absolument pas capable de les refaire s'il fallait.

Et bien sûr, il n'y a pas que les conversations, mais les images qui en profitent pour revenir.

Ceci dit, je pleure aussi en relisant d'autres trucs, des textes de vous, des mails... Na va, c'est comme ça, j'ai la larme facile devant les mots écrits, ptêtre bien plus que devant les mots prononcés.

Tout ça pour dire, ne vous laissez pas croire que vos souvenirs sont ridicules ou insignifiants comme je me le suis laissé croire un moment. Ca n'est pas le cas. Et comme dirait l'autre (Goldman) "J'vais pas te dire qu'faut pas pleurer, Y a vraiment pas de quoi s'en priver"
Puis n'oubliez pas de sourire bêtement devant votre écran ou de vieilles lettres, voire de rire. Parce que c'était vous, c'était moi et lui, avec un s.

Je profite de tout ça, d'arrêter de traîner mes souvenirs dans la boue.
Je profite de lire des textes de gens qui sont encore tout près de moi, et qui le resteront parce que nous sommes des béquilles boiteuses.
Et j'attends la suite, prête à des situations dont je suis incapable jusqu'à ce qu'elles se produisent. Une fois qu'elles sont là, être capable ou non n'a plus d'importance, parce que c'est simple, et avec de la chance, Evident.

Moi je connais des gens hallucinants de classitudes. Eux ils me connaissent aussi ou plus depuis un certain temps, n'empêche que je les connais.

Merci les gens, vraiment.
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J
"béquilles boiteuses".. j'aime bien le terme ^^
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