La flèche brisée [Elliott Arnold]
La flèche brisée
~ Elliott Arnold ~
Powa !!
Il y a au moins 5 ou 6 extraits que j'aurai pu hésiter à choisir, mais n'ayant plus le livre (rendu) je suis rendue à vous donner un extrait trouvé sur le web. (C'est mieux que rien)
" Ce sont toujours les faibles qui perdent. Longtemps, nous avons été les plus forts. Maintenant, nous sommes les plus faibles. Nous serons battus et nous mourrons, lentement si l'on reussit a nous enfermer dans des reserves, rapidement si l'on nous aneantit au cours d'une bataille. puis se sera votre tour.Après en avoir fini avec nous, vous vous tournerez vers d'autres peuples. Je suis certain que vous ne cesserez jamais de vous battre contre ces peuples qui sont sur des terres lointaines, de l'autre côté de l'océan. Serez vous plus forts qu'eux ? Vous écraseront ils ? Peu importe. Je ne sais qu'une chose : Vous vous battrez sans répit. Partout où il y a des êtres vivants, la guerre est permanente. Nous autres, Indiens, nous approchons de notre fin. La votre viendra aussi. Un homme fort rencontre toujours un homme plus fort que lui".
Que vous soyez ou non intéressés par les Indiens d'amérique, je pense que ce livre vous plaira.
Outre l'histoire des indiens apaches que l'on (re)découvre, la tribu Chiricahua en particulier, c'est surtout quelques hommes et femmes que l'on rencontre, et pas des moindres.
Cochise, chef de la tribu Chiricahuas, justement, et surtout homme fier, droit et lucide.
Tom Jefford, son frère de sang, un blanc qui ne se sentait vivant qu'au camp des peaux rouge.
La petite dont j'ai déjà oublié le nom, courageuse et lumineuse, qui vivait dans la poursuite de son soleil... (mouais mais non hein, elle me ressemble pas)
Des bons, des mauvais, des obtus et ceux qui nous laissent l'espoir.
Les américains débarquent avec peu de talent, aucune connaissance du terrain, mais en grand nombre et en grande fourberie. Les apaches qui menaient la vie dure aux mexicains se retrouvent mis à mal.
Le drapeau blanc a été utilisé pour attirer les chefs indiens fidèles au symbole, ils furent empoisonnés pendant le repas "de paix".
Jefford qui s'est retrouvé avec la charge de la réserve des chiricahuas où Cochise et son peuple ont fini par être parqués ne voyait aucun chariot de vivres ni de vêtements arriver. On affamait les Indiens de la réserve parce qu'il tentait de les laisser se gérer eux-même, avec succès.
La première conscilliation avec Cochise a été brisée à cause d'un enlèvement qu'on leur attribuait à tord. Lors de ses sordides négociations, plusieurs membres de sa famille ont été pendus.
Malgré tout tout ce qui a été promis par le Chef a été tenu, quelles que soient les nouvelles manifestations de mépris.
/

/
"Un bon apache est un apache mort."
Lisez ce livre !!!