Il a parlé + Elle
Il a parlé. A penser 20 fois de suite à peu près, histoire de pas rabacher des trucs hein. Mais bon. Et en fait, c'était du faux-râlage, parce que c'est cool.
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Passons.
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Galou > Pour la photo, en fait la porte est à l'endroit, mais collée au plafond, là-haut. Ce qui fait qu'elle donne sur... le vide. J'ai pas pu voir ce qu'il était censé y avoir derrière, mais je la trouvais géniallissime ^^ Je pense (théorie hautement approfondie) qu'il y avait une mezanine avant, et ils l'ont viré mais pas la porte.
Ou alors il y a des gens qui savent marcher dans les airs, par là-bas.
Pour le rideau, par contre il est juste mal foutu. Cette pièce était terrible ^^
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Allez lire le dernier texte de Mae. C'trop parfait.
Et à propos de texte, il y en a un que j'avais laissé en plan, il y a à peu près 2 ans je crois. J'ai essayé de le recommencer, l'autre soir, mais tout en écrivant, je me disais que j'avais fait quand même 'achement mieux la première fois. Du coup j'ai laissé tomber la ré-ecriture, et j'ai attendu le lendemain pour retrouver le début délaissé sur le FCD.
(On trouve tout sur le FCD)
Et effectivement, c'était franchement mieux écrit ^^ Tout à fait subjectivement, bien sûr.
A la base je crois que c'était juste une sorte de texte défoulage, vu les champs lexicaux plutôt prononcés. Ca avait bien marché d'ailleurs. Mais du coup la fin, que j'ai écrite il y a quelques jours me semble en décalage. C'aurait été mieux si elle avait été faite dans le même état d'écrit, mais tant pis. J'avais envie de le finir, au moins pour pas laisser ce great début dans le vent.
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~ Elle ~
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Elle recommence.
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Ca débute par quelques légers crépitements, juste assez forts pour les ressentir, juste assez évidents pour hurler, déjà, parce que la suite n'a rien de comparable, que de toute manière ce sera pire que tout ce qu'on peut imaginer.
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Elle n'imagine pas, Elle. Elle ne peut pas. Est-ce qu'Elle arrêterait, si Elle sentait ne serait-ce qu'une fois une infime partie de ce que je ressens ? Mais non, il n'y a que moi, qui commence à défaillir de douleur, évidemment.
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Arrêtez-là ! S'il vous plait... Je ne m'y habitue pas. Mes falènes cherchent déjà à s'enfoncer dans ce sol, mais jamais de faille, jamais elles n'y parviennent sans se déchirer, c'est une sensation si intense, si mauvaise... Au delà de ça, je me retrouve encore immobile, moi qui ne peut déjà me déplacer qu'en traînant, maintenant mes falènes ne cherchent plus qu'à s'enraciner toujours plus profond, comme si ne s'attachant pas à ce maudit sol je disparaîtrait. Si seulement... La douleur semble chaque fois tellement plus infinie que la précédente, je devrai me dire que ça va s'arrêter, puisque ce sera forcément le cas, mais non, elle va continuer, je vais entendre mes cris encore, plus forts, plus silencieux, toujours... J'ai mal, j'ai mal... j'ai...
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Combien de temps ? Où est-Elle ? Sûrement loin, je ne pense pas être resté si longtemps dans le néant, mais eux peuvent se déplacer si vite... Mes falènes sont de nouveau posées au sol, lourdes, encore douloureuses. Ce sol, que je ne peux pas quitter, dont je ne peux pas m'élever ne serait-ce qu'un peu. Non, je me traîne, je rampe, pesante, désespérément écrasée par le seul poids de mon âme immatérielle.
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Je peux bouger, les failles ouvertes il y a peu me lancent à chaque mouvement, mais il faut que je la retrouve, c'est la seule chose que j'ai à faire, et c'est une force qui m'y pousse, quelque chose en moi, malgré tout, qui me fait penser que je dois être avec Elle, veiller sur Elle.
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Je me demande souvent comment aurait été ma vie j'étais à sa place, et Elle à la mienne. Si les décideurs, là bas, avaient juste eu un autre geste, une autre pensée, pour notre création. C'est tellement futile, je sais qu'il aurait suffit d'un rien. Même pas une décision consciente. Mais c'est comme ça. Et c'est elle qui flotte, et c'est moi qui meure.
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La voilà, pas si loin, finalement. Seule, férocement, alors qu'eux ont le droit, de se regarder, même de communiquer. Mais tout ça ne l'intéresse pas, non. Rien ne l'intéresse, que de me faire mourir, en tentant de se faire souffrir.
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Tu flottes, tu brilles, saleté. Tu te demande, encore, pourquoi tu n'as pas accueillit la douleur que tu appelles si fort ? Bien sûr que rien ne t'atteint, c'est moi qui la recueille. Evidement que tout reste parfait, c'est moi qui me consume de souffrance à ta place.
Plus tes pensées se font haineuses, et plus je m'enfonce, dans ce sol dont je ne rêve que de décoller. Plus tu essaies de te déchirer, et moins j'arrive à me déplacer.
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Si seulement... je ne te demande pas de ressembler aux autres, qui semblent se contenter de ce vide. Vide comme l'est notre monde et leurs sentiments. Si seulement tu pouvais juste profiter de ce que tu es, au lieu de te nouer si serrée dans les chaînes inventées chaque fois plus lourdes.
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Mais quand elles tombent, quand enfin sa volonté se dirige vers autre chose et que j'ai presque l'impression de pouvoir respirer de nouveau, rien ne lui est transmit de cette délivrance.
Je me souviens de ces défaillances de joies brûlantes, de ces périodes d'euphorie absolue que je ne connais plus. Une rencontre, des regards, bien avant qu'elle ne s'enferme dans sa liberté.
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Je comprends. Je te comprends. Je te plains. C'est pour ça que je continue à veiller, de si loin.
Espérant qu'un jour les sentiments te seront rendus.
Tout flottants et dorés que vous êtes, vous n'avez le droit que de feinter les sensations.
Pour trop vous protéger du mal, ils ont ôté au bien toute consistance.
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Ce n'est pas le bon chemin, ne provoque pas le mal pour lui-même. C'est en acceptant de prendre des risques pour retrouver le bien, que l'on y parviendra.
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Je vais t'aider. Vole, en attendant.
Vole donc et sèche les larmes qui ne veulent pas couler.
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