Nuit

Publié le par Luciiole


Tout commenca quand internet cessa de fonctionner. Non, c'est faux bien sûr, ce n'était que la chute de mon premier rempart de distractions.
Non, l'origine est un Pur commentaire récemment posté sur ce blog. En soi, un commentaire sur Voda ces temps ci est déjà agréable, mais je vous conseille d'aller le lire, et si vous le pouvez en vous mettant à ma place... enfin non, vous ne pourrez vraiment pas, mais dîtes-vous qu'il s'agit de vos articles, par exemple.  (Sauf que c'est les miens ^^ )

Bref, je suis passée de ravie et intriguée à super intriguée, et rien que ça n'arrive pas si souvent pour ne pas en profiter.
La nuit aidant, j'ai laissé s'éloigner le côté rationnel, pour ne garder que les impressions.

J'ai pu juste voir des extraits de livres recueillis, beaucoup de mots, avant qu'internet me zappe le blog. Suspens.
"Ou alors je peux le prendre juste comme un commentaire sympathique et chouette, ce qui serait nettement plus simple et réaliste ? .... Ben non ^_^ "

Attention aux mots. Ils font seulement semblant d'avoir perdu leur magie. Quand ils arrivent dans mon ciel, ils se laissent aller en pirouettes et traînées lumineuses, un peu comme Ecco le dauphin, sauf qu'il faisait pas de traînée lumineuse (Et qu'il ne volait que de temps en temps... Je ne renierai pas ma métaphore !!) (Qui est en fait une comparaison)

L'important, c'est que j'aime bien les sensations. Et que ce vouvoyeur écoute au moins un peu Syrano. Et je parie qu'il ne fume pas. =]

Je n'ai pas de livres à la maison, j'ai arrêté les emprunts et toujours pas de librairie qui aurait poussé dans le quartier. C'est vachement angoissant, de ne pas avoir de livre. Je biaise en téléchargeant quelques ebooks gratuits, mais l'actuel [Ancien testament] n'a pas vraiment le chic pour m'évader. Alors, alors... J'ai retouché quelques photos, pas assez nombreuses.
J'ai lancé à peu près toutes les applis de mon iphone, même celles de math, ça m'a tenu un moment, pas longtemps non plus.
J'ai écouté le chat ronronner, ça c'est quand même trop génial, non ? J'ai toujours voulu savoir ronronner. Je m'étais dit y'a une quinzaine d'années que je me renseignerait sur ce miracle là, le ronronnement. Je le ferai bientôt.

Sauf que le chat s'est endormit bien plus vite que moi, et n'a pas laissé sa musique en mode veille.
J'ai pensé. Je veux dire, j'ai Juste pensé au lieu d'écouter le vacarme des pensées de loin en tentant de les snober un peu. Du coup, c'était bruyant, au milieu d'elles. Elles étaient marrantes, mais même marrantes, c'est épuisant.
Le cœur qu'on sent battre, quelques papillons. Je suis amusée et surprise de cet enthousiasme.
Je me rappelle de la fin de nuit qui ressemblait à ça, il y'a 5 ou 6 ans. Le ciel qui s'éclaircit, la concierge qui commence à investir le trottoir vers 5 heures du matin.

Mais c'était un rien plus justifié, c'était lui (sans majuscule, vous noterez),  et il y avait eu cette première discussion. ... ouais ^__^
[Je n'ai pas envie de dormir, j'ai envie d'écrire à ce gars inconnu qui a su se rendre diablement intriguant en quelques lignes. Ça m'est facile de tomber amoureuse, en fait. Il me suffit de quelques mots arrangés de façon classe et montrant une attention particulière. Facile peut-être, mais ça faisait bien longtemps.... Graaa !!! Suspens suspens (on se moque que ce soit un faux suspens, l'effet est là.) C'est FORT plaisant.]


Comme je ne pouvais pas écrire, ni lire, ni faire de bruit, (mon invitée dormait bien mieux que moi juste à côté), je suis sortie.

J'ai tenté de me rappeler l'occasion qui m'avait fait monter à l'arbre pour atteindre mon toit, l'année dernière... Je ne m'en rappelle pas, juste que c'était aussi un soir de trop de pensées, et que ça avait bien bien marché pour me calmer. Je retrouverai ça. Sauf que j'aime pas refaire plusieurs fois les mêmes choses, que j'aurai probablement fait du bruit aussi, et que j'étais déjà montée à l'arbre ces derniers jours pour chasser des chats.


Autre idée ? J'allai me poser dans le sable de la carrière, face à la lune.

"Je pourrai dire que je suis sortie parce que c'était une belle nuit, mais c'est pas vrai..." ciel voilée, fort peu d'étoiles.


La lune doit être plus douce au toucher, quand elle est voilée.


Moi j'aime : les chauves-souris. Enfin, tant qu'elles ne viennent pas trop près. Je les ai regardé voler, je voulais négocier avec elles l'attaque sans pitié des moustiques qui chantaient près de moi, mais les cris des chauves-souris se ressemblent trop, j'eu peur de leur demander quelque chose de moins sympa.

Le sable est un matelas cool.


J'ai eu un peu froid, ça aussi c'était bien parce que ça n'est pas souvent.

Je me suis mise à pleurer d'un coup en chantonnant quelques chansons, Stephan Eicher en déclencheur. Cette chanson est vraiment triste. J'aime bien les chansons tristes. J'aime bien pleurer en chantonnant couchée dans le sable face à la lune.


Il y a une chauve-souris qui s'est agrippée à une branche juste au-dessus de moi, mais haute. C'était classe. Après une autre est venue au même endroit et les deux se sont envolées en râlant, pour laisser la place à une troisième je crois (ou bien l'une des deux premières qui est revenue par l'ombre). Je l'ai vu se déplacer le long de la branche, noire sur le sombre.


J'ai pensé à pleins de choses, joyeuses et incohérentes. A en rire toute seule. Quelques idées intéressantes aussi que je savais que j'oublierai et que j'ai oublié.

Contemplé mes exagérations, les ai suivies, parce que si elles vont trop loin, au moins elles vont loin.

C'est quand même agaçant de constater que j'ai si peu de vrais coups au cœur, quand celui-là part de quelques mots forcément moins impliqués que la façon dont je les ai rejoués. Ce ne devrait du coup pas être si rare, alors que si.


Je guettais le gardien de nuit du club, me souvint des parties de cache-cache auxquelles il participa sans le savoir à plusieurs reprises. Malheureusement, j'en ai perdu quelques unes, et hier aussi, à cause du chien. Qui m'ayant rejoint, ne trouva rien de mieux à faire que d'aboyer sur le gardien justement, qui passait au loin. Du coup il alla éclairer un peu mieux la carrière pour débusquer le rôdeur, me vit assise dans le sable avec Miss, et reprit son boulot, pas trop étonné pour avoir déjà observé l'année dernière mes étranges sorties nocturnes.


Mais du coup j'étais agacée d'avoir perdu à cause de Miss, je suis donc rentrée, de nouveau à portée d'oreille d'une respiration appuyée. C'est étonnant comme je pouvais aimer écouter d'autres souffles, et supporter difficilement celui-là. Tout est question de contexte.


Je n'ai pas regardé l'heure en m'allongeant de nouveau, parce que j'avais envie de la regarder et que j'aime me contrarier de temps en temps.


C'était une nuit géniale.

 


L'euphorie retombe, mais elle vola aussi haut que Marcel le coucou à sa grande époque.

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Publié dans Tilt's

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L
<br /> t'as pas d'instincts fouineurs toi... Listé juste en dessous du tien à droite dans l'encart "ils ont dit" maintenant. Sur Les corbeaux blancs de Syrano.<br /> <br /> <br />
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J
<br /> et il est où ce "pur commentaire"?<br /> <br /> <br />
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