Les corbeaux blancs [Syrano !!]

Publié le par Luciiole

Ce soir c'est le carnaval, les fous danseront des heures
Et ce soir là Pablo aime regarder flotter les pétales de fleurs
Défiler les chars décorés sur les avenues 
Hélas
Le petit homme est rêveur et résidant des Favélas

Les gangs de rio de Janeiro où se résignent
Les enfants de 12 ans déchirés à la colle de résine
Savent que le touriste afflue en masse là en-bas
Pour goûter aux paillettes aux strasses et à la samba



Ca sent bon la fête, la joie, l'argent, l'amour
Mais s'il ne veut pas être vendu aux escadrons de la mort 
Pour être abattu comme son frère
Pablo devra voler dans les sacs des riches rentières,
Son couteau pour seul allié




Mais l'enfant est drogué et trop émerveillé
Par les lumières du soir et le fracas des tambours
Même s'il sait que la milice est en train de le surveiller
Il se dit qu'après tout c'est pas la fête tous les jours

Et puis il tourne, il tourne, et il danse Pablo ! 
Il se sent libre loin des foules et de ses sombres tableaux
Il sourit s'allonge vole et s'effondre étourdit
Baigne dans une mare de sang au milieu des confettis





Mais tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes
Les oiseaux chantent les étoiles brillent et la terre reste ronde
Ronde comme une valse, comme les joues d'un enfant 
Qui meurt pendant qu'on danse sur le vieux continent

Mais tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes
Les oiseaux chantent les étoiles brillent et la terre reste ronde
La paix n'existe plus, y a qu'la guerre qui fait semblant,
Une colombe perdue dans un vol de corbeaux blancs





Il fait nuit le jour, dans ces couloirs sombres
Où avance et s'enterre le cortège des ombres
Ming travaille dans une mine de la chine profonde
Tente de préserver son enfance à cent mètres sous les tombes



Elle chante des comptines quand le charbon l'illumine
Attends le charme qui l'emmene vers le monde qu'elle imagine
Elle grave sur les murs sales des galleries des histoires
La triste mémoire déçue d'une petite ballerine
Les rizières en contre-bas du village où elle grandit
La brume des matins, l'encens qui s'évanouit
Et le jour où ses parents ont vendu sa grande-soeur
Pour qu'elle fasse des choses avec les mineurs



Seule, Ming erre, durant des heures
Dans le noir, et sourit, pioche, et souffre
Mais ce soir, la petite fille n'est pas remontée
Elle s'est enfuie dans la gallerie effondrée
Où son corps est enfoui






Mais tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes
Les oiseaux chantent les étoiles brillent et la terre reste ronde
Ronde comme une valse, comme les joues d'un enfant 
Qui meurt pendant qu'on danse sur le vieux continent

Mais tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes
Les oiseaux chantent les étoiles brillent et la terre reste ronde
La paix n'existe plus, y a qu'la guerre qui fait semblant,
Une colombe perdue dans un vol de corbeaux blancs





A douze ans, moi j'étais un môme effacé
Préférant la tendresse d'un rêve à la dureté
De la vie rèche, des relations sèches et abrégées
Ma timidité ma brèche, de la poudre mais pas de mèche

Famille éméchée, mes seuls vrais soucis étaient ma mèche
Les nouveaux survets de mes potes et les baskets qu'on achetait
mais je ne pensais pas aux enfants de mon âge là bas, 
qui cousaient nos habits pour deux francs la journée





Je me souviens avoir eu honte d'aller aux compagnons du partage
alors qu'une famille au tiers-monde y ferait un palais
Je me souviens avoir compris être complice de l'esclavage
et qu'être pauvre en France c'est déjà ça de gagné
Je me souviens avoir eu faim, mais pas d'en être mort !

Alors je profite plus du peu qui m'est offert
et bien moins du confort qui rends amer quand à la télévision
on nous montre les gosses mourir de la malnutrition



Envoyons des paquets de riz pour soulager nos consciences sales
5 francs et des sourires, et des millions qui s'envolent
qui s'étalent sur nos sols

Je m'interroge aujourd'hui
Le plus fou est il le fou, ou bien le fou qui le suit ?





Mais tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes
Les oiseaux chantent les étoiles brillent et la terre reste ronde
Ronde comme une valse, comme les joues d'un enfant 
Qui meurt pendant qu'on danse sur le vieux continent

Mais tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes
Les oiseaux chantent les étoiles brillent et la terre reste ronde
La paix n'existe plus, y a qu'la guerre qui fait semblant,
Une colombe perdue dans un vol de corbeaux blancs




 
Allez !!! 

Réjouissez vous !

Pendant qu'il est encore temps


Et dansez, dansez, dansez !!
 





Vous ai-je déjà dit d'écouter Syrano ?

ECOUTEZ SYRANO !!!!!!!!
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A
<br /> Bonsoir,<br /> <br /> J'étais simplement à la recherche des paroles de Les corbeaux blancs de Syrano quand je suis tombé sur votre blog.<br /> ... Bon au début, j'ai juste lu les paroles (j'ai la fâcheuse manie, souvent, de lire les paroles au lieu d'essayer de les écouter vraiment... c'est mal, je sais, et d'une fainéantise sans égal)<br /> mais ai commencé également à regarder les autres articles, par curiosité (elle surpasse ma fainéantise, encore heureux).<br /> <br /> Et là... Sincèrement, cela vaut bien un commentaire, voire plusieurs si j'ai le temps (mais le dire reviendrait à vous placer en dernière sur ma liste de priorités, et je ne le permettrai pas, vu<br /> que vous ne l'aimez pas... vous aurez donc vos autres commentaire, en fait ^^). La plupart (faut pas exagérer non plus, je ne les aime pas tous !) sont très plaisants, recherchés et spontanés à la<br /> fois... J'adore ! Je ne les ai pas encore tous lus, mais je tenais à le dire.<br /> <br /> Continuez donc comme cela ! Même si ce n'est pas d'une importance vitale, et que l'humanité survivra dans le cas contraire, j'espère pouvoir continuer à vous lire.<br /> <br /> Bien à vous (oui, je vouvoie, et j'adore cette expression ^^),<br /> <br /> Anthony<br /> <br /> <br />
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L
Aaaah en effet, looooooongue chanson ^^ Faut que j'écoute, donc. Les paroles me plaisent bien ^^
Répondre
L
OUI OUI OUI Faut écouter ! Tout l'album !