Après : La route de Madison

Publié le par Luciiole

28/12

J'ai aimé et connu vraiment, deux hommes.
(J'en aime beaucoup sans les connaître)
(J'en connais beaucoup sans les aimer)
(J'en aime quelques uns avant de les connaître, moins après)

Un qui était bien trop attaché à lui-même pour s'attacher assez à moi.
L'autre qui était bien trop attaché à tous les autres pour s'attacher assez particulièrement à moi.

Les deux ont cette froideur (plus ou moins masquée) que j'affiche aussi.

Je suis insensible seulement face au monde.
J'ai pleuré des heures de les voir disparaître.

Ce que j'envie aux livres, aux chansons et aux films, ce n'est pas ce qui s'y passe.
C'est ce qui s'y pense.

Parce que j'y crois avec fragilité, à ces mots, ils sont ceux que mon coeur dit.

Mais sans exeption, quand ils m'ont été adressés, j'en ai largement remercié Ursus, et j'y ai cru sans  conditions, mais j'ai fini voir ces mêmes mots me tourner le dos, piteux.

Puis les autres mots, plus tard, qui sont arrivés d'avance les épaules basses devant mes rêves devenus soupçonneux.

Et eux, dans les films, qui font comme si on pouvait croire enore profondément, absolument.

C'est FAUX
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